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Quelle contraception prendre de l’adolescence à la ménopause ?

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Quelle contraception prendre de l’adolescence à la ménopause ?
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Selon les âges, les situations ou encore le type de sexualité, différentes contraceptions sont proposées aux femmes. En effet, les types de contraceptions diffèrent selon plusieurs critères et une jeune femme qui commence à avoir des rapports sexuels n’aura pas la même qu’une femme approchant la ménopause. Il est donc important de se renseigner auprès d’un spécialiste avant toute chose, mais aussi de savoir quelle contraception vous est le plus adaptée.

À l’adolescence, privilégiez la double protection

C’est à l’adolescence que la fertilité des jeunes filles est à son plus haut niveau. Il y a donc un fort risque de grossesse non désirée si la contraception n’est pas adaptée. Mais le risque de grossesse n’est pas le seul, on retrouve également le risque de contracter une maladie sexuellement transmissible (MST). C’est la raison pour laquelle à cet âge-là, il est conseillé d’opter pour une double protection, afin de prévenir tous les risques. La pilule contraceptive est souvent indiquée chez les jeunes filles, car la prise est très simple (voie orale). À côté de cela, il leur est fortement conseillé d’utiliser un préservatif pour chacun des rapports. Quant aux méthodes locales (spermicide, diaphragme) elles sont plutôt déconseillées à cet âge-là, car moins efficaces, mais aussi difficiles d’utilisation.

En cas de rapport non protégé ou si la contraception n’a pas été prise de la bonne manière, il est conseillé de se rabattre sur une contraception d’urgence (pilule du lendemain). Elle doit être prise dans les 72 heures qui suivent le rapport. Il est tout de même conseillé de le prendre le plus tôt possible, pour garantir des résultats plus efficaces. Cette pilule est en vente libre dans les pharmacies, et peut aussi être distribuée par les infirmières scolaires.

Certaines jeunes filles optent elles pour l’implant contraceptif : un petit bâtonnet inséré sous la peau du bras en général et qui délivre de la progestérone. Cette solution est tout aussi efficace et permet aux jeunes filles qui n’assument pas la contrainte de prendre un petit cachet chaque soir d’être efficacement protégées d’une grossesse non désirée.

Pour les jeunes femmes : plus de choix

Pour les jeunes femmes qui s’installent dans une relation durable, les modes de contraception varient, et l’éventail est plus large. Il est tout naturel, à ce moment-là, de vouloir abandonner l’usage du préservatif et de prendre une contraception plus simple et confortable. Là encore, la pilule peut être conseillée, car simple d’usage et très efficace. Mais d’autres moyens existent, et certains sur le long terme, comme le stérilet, l’implant ou encore l’anneau contraceptif.

Cela dit, en cas de relations épisodiques, il est vivement conseillé de continuer d’utiliser le préservatif, qu’il soit masculin ou féminin, afin de prévenir des risques de MST.

Après une grossesse, soyez plus vigilants

Quelques semaines après l’accouchement, les femmes ont de nouveau leurs règles : c’est ce qu’on appelle le retour de couche. Cela dit, il est possible qu’elles ovulent avant ce retour, sans pour autant avoir de pertes. Il faut donc être très prudent à ce moment-là, car il y a risque de grossesse. C’est la raison pour laquelle il est souvent conseillé dès la sortie de la maternité de reprendre une contraception, comme la pilule contraceptive. L’utilisation du préservatif à chacun des rapports peut aussi être une solution.

La contraception quelques années plus tard

Après plusieurs années, et si un couple ne souhaite plus avoir d’enfants, le stérilet peut s’avérer être une bonne méthode de contraception : aucun risque d’oubli, peu contraignant et surtout très efficace. L’implant ou l’anneau contraceptif peuvent aussi être des solutions pratiques et efficaces, car ce sont des contraceptions qui agissent sur le long terme, à la différence de la pilule qu’il faut prendre quotidiennement. Cependant, au fil des années, la pilule est de moins en moins prescrite à cause des contre-indications qui deviennent de plus en plus fréquentes avec l’âge. Mais, il est impératif d’utiliser une méthode de contraception jusqu’à la ménopause, car les risques de grosses existent toujours, même lorsque les règles commencent à devenir irrégulières. Il existe aussi des méthodes plus radicales, comme la vasectomie pour les hommes ou la ligature des trompes pour les femmes. Ce sont cependant des méthodes peu utilisées, car irréversibles et nécessitant une intervention.

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