Couple : pourquoi il ne faut pas se fâcher avant de dormir !


D’après une nouvelle étude, des chercheurs de l’Institut pour la Recherche sur le cerveau à l’Université Internationale en Chine ont constaté que lorsqu’on s’endort avec des souvenirs ou des pensées négatives, il est plus difficile de les faire disparaître et cela pourrait influer sur la qualité de votre sommeil. Quelles sont les conséquences de s’endormir avec de telles pensées ?

Pensées négatives avant de dormir : quelles conséquences pour la santé ?

Ces dernières années, les neuroscientifiques ont appris à quel point le fait de dormir est essentiel pour l’apprentissage et la mémoire.
Par exemple, ils ont découvert la preuve que le sommeil rapide ou paradoxal, aussi appelé « mouvement oculaire rapide », qui correspond au cylce des rêves, est essentiel pour le renforcement de la mémoire. C’est le procédé par lequel l’information est transférée de la mémoire à court terme à la mémoire à long terme.

Cependant, il y a des souvenirs dont il vaudrait mieux de ne pas se souvenir, comme les événements traumatiques. Alors que les mauvais souvenirs pourraient ne jamais être pleinement éradiqués, des études suggèrent que nous serions capables de les supprimer volontairement afin de faire face à un traumatisme par exemple.

Selon les chercheurs de l’université chinoise, le fait d’échouer à effacer ces mauvais souvenirs serait lié à des symptômes de nombreux troubles psychiatriques, comme la rumination mentale qu’on retrouve avec la dépression ou les souvenirs intrusifs avec les troubles de stress post-traumatiques.

Avec le temps, les souvenirs émotionnels peuvent devenir de plus en plus résistants à la suppression et ils peuvent être consolidés par la mémoire pendant le sommeil, c’est-à-dire, s’inscire dans notre mémoire à long-terme.

Les chercheurs ont donc voulu évalué les impacts de cette consolidation sur l‘efficacité de la suppression volontaire de souvenirs émotionnels indésirables. Ils ont trouvé 73 étudiants d’université de sexe masculin pour prendre part à cette étude et leur ont demandé de s’adonner à des exercices de suppression de souvenirs pendant deux jours.

Est-ce qu’on peut supprimer nos mauvais souvenirs volontairement ?

Les chercheurs ont demandé aux sujets de l’étude d’apprendre les associations entre des visages et des images désagréables pour qu’en leur remontrant les visages, leurs souvenirs des images désagréables referaient surface.

On a représenté ces visages aux participants, 30 minutes mais aussi 24 heures après avoir appris les assocations et après leur avoir demandé d’effacer de leur mémoire tous les souvenirs négatifs qu’ils avaient à l’esprit. Leur activité cérébrale a été enregistrée en utilisant l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle.

Les chercheurs ont constaté qu’en présentant les visages 24 heures après la tâche d’apprentissage, et donc après avoir profité d’une bonne nuit de sommeil, les sujets étaient plus susceptibles de se souvenir des images désagréables qu’après seulement 30 minutes.

30 minutes après la tache d’apprentissage, les circuits neuronnaux impliqués dans la suppression de la mémoire étaient plus actifs dans l’hippocampe, la région du cerveau liée à l’apprentissage et à la mémoire, tandis que 24 heures après, cette activité se produisait davantage dans le cortex, rendant les mauvais souvenirs difficiles à effacer.

La découverte des chercheurs en neurobiologie nous apprend donc que le sommeil « imprime » nos mauvais souvenirs dans notre cortex et dans notre mémoire à long-terme, les rendant plus difficiles à oublier.

Ces recherches pourront aider les scientifiques et les médecins à mieux comprendre les troubles psychologiques associés auxx mauvais souvenirs.

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