,

IVG : quelles sont les méthodes proposées ?

Crédits : iStock

Même en cas de grossesse non désirée, il peut parfois être difficile de prendre la décision de subir une IVG, interruption volontaire de grossesse. Après en avoir discuté avec votre médecin, cette décision doit rester la votre. Comment se passe une IVG ? Il en existe deux types, l’une peut être effectuée à la maison, l’autre à l’hôpital. 

1) La méthode médicamenteuse

Avec cette méthode, aucune opération à l’hôpital n’est pas nécessaire et elle peut être pratiquée jusqu’à la fin de la 5ème semaine de grossesse.

Lors d’une première consultation avec le Planning Familial ou votre gynécologue, vous devrez prendre du mifépristone. Ce médicament interrompt la grossesse, il favorise les contractions de l’utérus et l’ouverture du col.

36 heures plus tard, vous consulterez votre gynécologue une seconde fois afin qu’elle vous prescrive un autre médicament, le misoprostol, qui cette fois déclenchera l’expulsion de l’embryon dans les 4 à 72 heures. 15 jours à 3 semaines après l’expulsion, vous effectuerez une visite de contrôle afin de vous assurer de la réussite de l’IVG.

Quels sont les avantages et les inconvénients de cette méthode ?

La méthode médicamenteuse d’IVG est efficace à 98% et facile d’accès. Les centres de planning familial, la plupart des hôpitaux disposant d’un service de maternité et les médecins traitants peuvent prescrire une IVG médicamenteuse.

Les douleurs de l’expulsion peuvent être très intenses au 3e jour pour environ 27% des femmes. Celles ayant déjà eu des enfants ont tendance à moins souffrir car leur col de l’utérus se dilate plus vite. Par contre, fatigue, nausées, vertiges et maux de tête peuvent être fréquents pendant 2 à 3 jours suivant la prise du 1er médicament. Les saignements sont faibles, mais peuvent durer jusqu’à 3 à 4 semaines.

Certains moments peuvent être difficiles à vivre seule, l’expulsion, les saignements, les soins d’hygiène, la fatigue et la nécessité de se reposer, c’est pourquoi idéalement il faut essayer de s’entourer.

2) La méthode d’IVG par aspiration

La méthode d’IVG par aspiration se pratique jusqu’à la fin de la 12ème semaine de grossesse. Après consultation avec un gynécologue et un anesthésiste dans le cadre de l’hôpital, un rendez-vous est fixé pour une intervention.

Dans 75% des cas, l’IVG se déroule sous anesthésie générale ou locale. En cas d’anesthésie locale, on pratique des injections au niveau du col. L’intervention devrait durer environ 10 minutes.

Le gynécologue va ouvrir doucement le vagin avec un spéculum afin de dilater le col, aspirer l’œuf et nettoyer l’utérus (curetage). Ensuite, il faut rester plusieurs heures sous surveillance. 15 jours à 3 semaines plus tard, vous effectuerez une visite de contrôle pour vérifier que tout va bien.

Quels sont les avantages et les inconvénients de la méthode par aspiration ?

Ce type d’intervention possède un taux de réussite de 99,7%.

L’avantage, c’est que lorsque l’intervention est terminée, l’IVG l’est également. L’anesthésie a l’avantage de supprimer la douleur pendant le moment de l’intervention. Toutefois, des douleurs causées par les contractions utérines peuvent survenir ensuite.

La plupart du temps, votre médecin vous prescrit des antalgiques pour supporter ces douleurs. 20% des femmes qui éprouvent des douleurs intenses sont des jeunes qui n’ont pas encore eu d’enfants. Les saignements peuvent durer 4 ou 5 jours et être assez importants.

Prenez en compte les délais d’attente nécessaires, notamment dans le cadre du Planning Familial, souvent débordé. Jusqu’à la 5ème semaine de grossesse, vous pouvez envisager une IVG médicamenteuse, mais entre 5 et 12 semaines, la méthode par aspiration sera la seule option possible.

Sources