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Binge drinking : des risques à ne pas négliger

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Crédits : Pixabay
Binge drinking : des risques à ne pas négliger
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L’adolescence marque pour un individu une période de découvertes et de nouveautés. Celle-ci inclut les premières fêtes et notamment les soirées alcoolisées. Les jeunes n’ont souvent pas conscience que la consommation d’alcool peut fortement impacter leur santé et notamment leur cerveau.

Le Binge Drinking : un comportement dangereux en hausse chez les jeunes

La tendance du « binge drinking » chez les jeunes, consiste à atteindre l’ivresse le plus rapidement possible. Les moyennes sont de quatre verres ou plus d’alcool en moins de deux heures pour une fille et cinq pour un garçon, mais il arrive que les consommations soient beaucoup plus importantes. En France, la moitié des jeunes de 17 ans ont pratiqué le « binge drinking » au cours du mois dernier et ce phénomène ne cesserait d’augmenter, notamment chez les filles.

Sans le savoir, ces adolescents et jeunes adultes qui consomment de l’alcool sans modération abîment leur cerveau de manière irréversible.

Le développement du cerveau des adolescents et jeunes adultes

Le cerveau humain continue à se développer jusqu’à l’âge d’environ 23 ou 24 ans. Caractériser l’adolescence de période de changement et de transition est alors d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit du cerveau. En effet, le cerveau des adolescents, tout comme le reste de leur corps, est inachevé et en voie de transformation majeure durant cette période leur vie.

Crédits : Pixabay/ TeroVesalainen

L’impact de l’alcool sur le cerveau

A court terme,  l’alcool agit directement sur le cerveau, avec des conséquences variables sur le comportement en fonction de la dose avalée :

  • Pour les taux alcoolémies inférieures ou égales à 0,50 g/l : l’éthanol a un effet stimulant qui s’accompagne d’une désinhibition. Les tâches cognitives sont exécutées plus rapidement et avec une sensation subjective de facilité, mais avec un taux d’erreurs accru.
  • Au-delà de 0,50 g/l, il a un effet sédatif et perturbe les fonctions motrices (perte d’équilibre, de la coordination des mouvements).

Une fois la phase d’ivresse terminée, l’impact de l’alcool sur le cerveau d’un adolescent peut avoir de nombreuses conséquences dans sa vie : diminution des capacités d’apprentissage et de mémorisation à long terme, impulsivité accrue, impact sur l’apprentissage des émotions, l’anxiété et l’humeur, hypertension, dommages hépatiques, et augmentation des risques de dépendance par la suite…

L’alcool empêche la fabrication de neurones dans le cerveau. Il arrive souvent que la conséquence à court terme de cette consommation excessive soit la chute libre des résultats scolaires.

Bien évidemment, l’alcool n’agit pas uniquement le cerveau mais sur tout le corps de l’être humain. Selon une étude menée par l’Inserm, 10% des adultes seraient en difficulté avec l’alcool, à l’origine de plus de 200 maladies et atteintes diverses : complications hépatiques, cardiovasculaires, neurologiques, cancers… Sans oublier que l’alcool reste la deuxième cause de mortalité en France.

Sources : Educalcool, Aide Alcool, E-Santé.fr, Inserm

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