Le « penis captivus », ou quand vous restez coincés pendant l’acte


Le « penis captivus » correspond au syndrome du « pénis captif », une situation qui arrive pendant l’acte sexuel lorsque le sexe de l’homme reste coincé dans celui de sa partenaire, même après des préliminaires, ce qui interrompt soudainement le va-et-vient. Pourquoi la verge se coince-t-elle dans le vagin alors que votre rapport est consenti et apprécié ? Comment venir à bout du penis captivus ?

Une contraction à l’origine du penis captivus

Généralement, vous vous apercevez en plein acte sexuel que votre pénis est coincé dans le vagin de votre partenaire, notamment pendant le va-et-vient. Un spasme, comme une crampe, peut avoir pour effet d’écraser le vagin le contre le pubis et d’emprisonner la verge à l’intérieur. Il s’agit d’une contraction musculaire involontaire et incontrôlable du vagin. Ne paniquez pas et préparez-vous à aller aux urgences ou appelez un médecin.

Selon le Dr Neidhart, professeur d’anatomie à l’Université de médecine de Lyon 1, le penis captivus s’explique par un spasme du muscle releveur de l’anus, en forme de double huit, entre l’urètre, le vagin et l’anus. Un des faisceaux de ce muscle part du pubis, passe sur les côtés du vagin et fait le tour du rectum. L’effet d’un toucher sur l’une de ces trois zones, autour de l’anus par exemple, devrait relâcher le muscle concerné. Vous savez ce qu’il vous reste à faire avant d’aller aux urgences !

Le penis captivus serait donc causé par une contraction réflexe des muscles entourant le vagin pendant la pénétration. Tétanie, crise de panique ? Les causes de cette contraction sont encore méconnues et semblent involontaires. Par ailleurs, il n’y aurait pas de danger pour la verge selon les spécialistes.

Comment décoincer un penis captivus ?

Le toucher rectal

Selon le Dr Neidhart, vous pouvez tenter de desserrer le vagin de votre partenaire en mettant un doigt dans son anus et en tirant en arrière, ce qui devrait supprimer le spasme, un peu comme quand on met sa jambe en extension pour faire disparaître une crampe du mollet ou de la cuisse. Le stress peut exceptionnellement provoquer des étreintes involontairement prolongées. Dans ce cas, un traitement myorelaxant par valium administré à la femme avait été nécessaire pour desserrer l’étau vaginal, en plus du toucher rectal.

Source



log in

reset password

Back to
log in