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Syndrome des cheveux incoiffables : que faire ?

Crédits : Hana Kathryn Cobb - Alvin Yuhico Tiu - Wikimedia
Syndrome des cheveux incoiffables : que faire ?
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Le syndrome des cheveux incoiffables se manifeste principalement chez les jeunes enfants et ses symptômes s’améliorent à l’adolescence. Il s’agit d’une maladie génétique rare ayant un impact sur la formation du cheveu. Quels sont ces symptômes ? Que faire ?

Syndrome des cheveux incoiffables : les symptômes

Cette maladie génétique apparaît généralement chez l’enfant âgé de 3 mois à 12 ans. Ensuite, les symptômes s’estompent avec les années. Les symptômes du syndrome en question concernent surtout l’aspect de la chevelure :

  • les cheveux sont ébouriffés,
  • leur couleur vire au blond argenté ou blond paille,
  • leur volume est normal,
  • les cheveux sont secs et poussent dans toutes les directions,
  • on ne peut pas les coiffer ou les aplatir avec une brosse ni avec un peigne.

Que faire ?

Il faut simplement attendre que les cheveux retrouvent leur nature, ils deviendront à nouveau coiffables avec le temps. D’ici là, utilisez des soins adaptés, comme des après-shampoings pour adoucir les cheveux et les démêler plus facilement.

Qu’est-ce qu’on sait sur la maladie ?

C’est un chercheur toulousain qui a décrit cette maladie génétique rare pour la première fois en 1973. Lorsqu’on regarde les cheveux au microscope, on voit qu’ils sont dotés d’une sorte de gouttière sur toute leur longueur, ce qui les rend incoiffables.

Dans le cadre d’une étude internationale rassemblant des chercheurs de 7 pays, l’origine génétique de ce syndrome a été recherchée chez 11 enfants atteints du syndrome. Les résultats de leurs travaux ont été publié ans la revue scientifique « The American Journal of Human Genetics ».

D’après ces recherches, le syndrome des cheveux incoiffables serait dû à des mutations ayant eu lieu dans trois gènes qui participent à la formation du cheveu : TCHH (trichohyaline, une protéine du cheveu), PADI3 et TGM3, deux enzymes. Les chercheurs ont remarqué que les 11 enfants qui ont participé à l’étude comportent au moins un de ces trois gènes qui a muté.

Pour Michel Simon, un des auteurs de ces travaux, qui s’exprime dans un communiqué de presse de l’Inserm, « ces résultats, en plus de décrire l’origine moléculaire de la maladie et de permettre un meilleur diagnostic, apportent de nouvelles connaissances sur le cheveu et les mécanismes de sa formation ».

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