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Une enquête choc révèle ce que contiennent vraiment les boîtes de thon et les marques à éviter

Crédits : Antpkr - iStock
Une enquête choc révèle ce que contiennent vraiment les boîtes de thon et les marques à éviter
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Dans le cadre d’un dossier sur la composition des poissons vendus en quantité industrielle, l’association 60 Millions de consommateurs a fait analyser en laboratoire 15 conserves de thon de grandes marques (Petit Navire, Saupiquet, Connétable, etc.) et de marques de distributeurs (Carrefour, Auchan, Leader Price, Casino, etc.) Mercure, fragments d’organes ou arêtes, qu’y a-t-il dans les boîtes de thon ? Quels sont les dangers pour la santé ?

Des substances toxiques dans la plupart des marques

Du mercure et du cadmium dans les conserves de thon

Des traces de mercure, cadmium, arsenic et bisphénol A ont été recherchées dans chaque boîte. Aucune trace de bisphénol A n’a été trouvée mais toutes les autres substances citées l’ont été.

Trois références dépassent la moitié de la valeur réglementaire en mercure, qui est de 1 mg/kg : Petit Navire, Capitaine Nat’ et Odyssée (Intermarché).

Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, les émissions liées à l’activité humaine ont augmenté ces 100 dernières années, et la quantité de mercure présente dans les 100 premiers mètres des océans de la planète a doublé. Dans les eaux plus profondes, la concentration de mercure a augmenté de 25 %.

En 2015, l’EFSA, l’Agence européenne de sécurité alimentaire, a publié une déclaration sur les risques et les bénéfices des produits de la mer, en particulier en ce qui concerne la présence de méthylmercure dans les aliments. Un des avis de la déclaration préconisait une dose hebdomadaire tolérable de 1,3 microgrammes par kg de poids corporel pour le méthylmercure, soit au maxiumum 65 microgrammes (65 µg) pour une personne de 50 kilos par semaine (1,3 x 50).

De l’arsenic aussi retrouvé

D’après l’enquête de 60 Millions de Consommateurs, l’arsenic est également présent dans la majorité des conserves analysées et atteint 1,7 milligrammes par kg dans les boîtes de thon de la marque Capitaine Nat’, soit six fois plus que dans le produit Carrefour. « Globalement, la conserve de thon de Leader Price s’en sort le mieux », peut-on lire.

En France, l’exposition moyenne à l’arsenic est de 40 µg (microgrammes) par jour. D’après l’INRA, l’Institut national de la recherche agronomique, il faudrait définir un seuil maximum de 0,3 µg par kg par jour et par personne, notamment dans l’alimentation, pour éviter les effets cancérogènes génotoxiques.

Thon en boîte : des ingrédients secrets ajoutés au poison

L’association 60 Millions de consommateurs a également fait analyser la composition de la chair et du jus des 15 différentes boîtes de thon, et a eu la surprise de découvrir des ingrédients non prévus au menu.

Des arêtes de poisson ont été détectées en quantité plus ou moins importante selon les marques. Selon l’association, le thon Albacore au naturel de Cora est la marque qui contient le plus d’arêtes, suivie de la marque Saupiquet, pourtant assez chère, ainsi que dans 3 autres références.

Le laboratoire a également trouvé des fragments de cœur de poisson dans les conserves de trois références : Saupiquet, Pêche Océan (E. Leclerc) et Casino, et des restes d’ovocytes ont été découvertes dans le thon Cora.

Tout cela sans compter les additifs et les conservateurs souvent de mauvaise qualité (huile de palme, sucre, sel, colorants, etc.) ni leurs effets sur la santé…

Comment éviter les produits toxiques et dangereux ?

Choisissez des poissons à faible concentration en mercure et en arsenic, ou en particules de plastique (moules, crevettes…) et issus du label MSC pour une pêche durable.

La plupart des grandes surfaces et marques pratiquent la pêche à bord de gros chaluts qui raclent le fond de l’océan sur des kilomètres, on appelle cela le chalutage en eaux profondes.

Ce type de pêche est réglementé en Europe depuis janvier 2017 seulement, grâce au combat d’associations de protection de la mer et de l’environnement comme Bloom, pour laquelle Pénélope Bagieu avait réalisé une BD très drôle sur le sujet, histoire d’interpeller les consciences ! Elle est disponible en ligne ici.

Le nouveau règlement européen encadrant la pêche profonde en Europe interdit le chalutage au-delà de 800 mètres de profondeur, il est entré en vigueur le jeudi 12 janvier 2017. 

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