in

Deuxième enfant : comment aider l’aîné à l’accueillir ?

© Pixabay
Deuxième enfant : comment aider l’aîné à l’accueillir ?
noté 5 - 1 vote

L’arrivée d’un deuxième enfant s’annonce comme un bouleversement pour toute la famille. Mais surtout pour le premier qui devra accepter de partager ses parents avec cet “intru”. Comment gérer les jalousies qui peuvent éventuellement survenir ? Quels sont les moyens à mettre en oeuvre pour qu’il accueille son cadet avec la plus grande bienveillance ? Voici quelques conseils, avant et après la naissance, qui vous permettront d’appréhender au mieux cette nouvelle fratrie.

Avant la naissance du deuxième enfant

Confiez-lui la tache de choisir le doudou : non seulement votre aîné sera ravi de la virée dans un magasin de jouets, mais surtout, il sera fier de la confiance que vous lui accordez. Pour être certain.e que vos choix concordent, réalisez une sélection de trois ou quatre doudous en amont.
Il pourra l’offrir à son cadet lors de sa première visite à la maternité.

Visitez la maternité : justement, pour qu’il se projette dans la naissance, faites un petit aller-retour près de la maternité. Cela le rassurera et saura où loge sa maman pendant son absence. En revanche, pas besoin d’entrer dans l’établissement de santé (d’ailleurs, le personnel de l’accueil ne vous laissera pas visiter les étages), mais promenez-vous dans le quartier et offrez-lui un chocolat chaud et un croissant dans un café voisin. Ce lieu mystérieux lui laissera un joli souvenir : c’est là que naissent les bébés !

Réaliser avec lui une frise du temps : difficile souvent pour les enfants de se projeter dans le temps. Les mois voire les semaines qui passent lui semblent une éternité. Pour l’aider à visualiser le temps qu’il reste avant le terme, dessinez avec votre aîné une jolie frise du temps. Faites le décompte des semaines, détaillez-les par jour et donnez un code couleur particulier aux week-ends. Il collera alors des gommettes de différentes couleurs selon les rendez-vous qui rythmeront l’attente : rentrée à l’école les lundis matins, virée chez les grands-parents le week-end, cours de musique le mercredi, arrivée du printemps, dates des grandes vacances, etc. Veuillez à afficher cette frise dans un endroit accessible pour que votre enfant remplisse ce calendrier de façon autonome.

Préparer une fête de bienvenue : pourquoi ne pas préparer un gâteau et confectionner une jolie guirlande pour fêter le retour de la maman et accueillir le bébé ? En plus de passer un moment complice avec son père, l’aîné se sentira utile, se projettera dans l’arrivée de son petit frère ou de sa petite sœur à la maison.

deuxième enfant famille Docteur Tamalou Pixabay
© Sathyatripodi / Pixabay

Après la naissance

Si malgré tous vos efforts pour préparer votre grand à l’arrivée du bébé et que celui-ci fait des caprices ou des crises de colère, voici quelques conseils pour qu’il vive au mieux cette transition.

Incluez-le dans la vie quotidienne du bébé : si vous allaitez ou donner le biberon, prenez votre grand à côté pour le faire participer au repas du nouveau-né. Vous pouvez aussi lui proposer de lui mettre de la crème ou de vous aider à l’habiller.

Consacrez-lui des moments en tête-en-tête : si l’aîné doit tisser une relation fraternelle avec son petit frère ou petite sœur, il est aussi nécessaire de garder des moments seul avec lui pour qu’il ait le sentiment que rien n’a vraiment changé. Sortie au parc, au zoo, aide pour les courses, peuvent être des moyens de l’inclure à la fois dans le quotidien de cette famille nouvelle, et de partager des instants dont il se souviendra.

Ne dramatisez pas la situation : l’arrivée d’un bébé est réellement une étape dans la vie de votre premier. La jalousie est surtout constatée chez les enfants de 3-4 ans, lors de la phase oedipienne. D’autres refont pipi au lit ou réclament des biberons alors qu’ils les avaient abandonnés depuis quelque temps. Mieux vaut feindre ignorer ces comportements et ils cesseront dans le mois ou les deux mois qui suivent.

Ne laissez aucune place à l’agressivité ou à la violence. Il est essentiel de mettre rapidement des limites : on n’insulte pas le bébé, on ne le frappe pas, on ne le mord  pas. Expliquez à votre enfant que vous comprenez ses difficultés, et qu’il a le droit d’être en colère, mais qu’il doit trouver d’autres mots et d’autres façons de l’exprimer.

Lire aussi : 4 techniques infaillibles pour calmer les crises de colère de vos enfants

Écoutez ses émotions : lors de la naissance d’un nouvel enfant, l’attention de l’ensemble des proches est tournée vers lui. Il est par exemple judicieux de faire un cadeau à l’aîné en même temps qu’on offre un présent au bébé.

Faites le dessiner. Vous pouvez demander à votre grand de représenter votre famille via un dessin. S’il ne met pas de mots sur ses émotions, il peut les dessiner. Vous commentez ensuite avec lui la position sur le papier de chacun des membres de la famille. Le but étant toujours de lui montrer qu’il a sa place et qu’on est là pour lui aussi.

Source

Articles liés

Le vrai du faux pour tomber enceinte

Bientôt une pilule contraceptive pour homme ?

Comment le désir sexuel évolue-t-il avec l’âge ?