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Après le coronavirus, le norovirus ?

Crédits: IStock/ jarun011

En pleine pandémie mondiale de coronavirus, et face à la crise sanitaire, une pathologie fait un retour en force outre-Atlantique. Selon nos confrères de Santeplusmag, elle suscite l’inquiétude des professionnels de santé comme de la population.  Son nom : le norovirus. 

Qu’est-ce que le norovirus?

Le norovirus fait partie de la famille des Caliciviridae. À l’instar de son cousin bien connu le coronavirus, il est très contagieux, se propage massivement par temps froid et s’attaque aux muqueuses gastriques. La transmission se fait d’homme à homme par la manipulation de nourriture ou d’eau ayant été contaminée par un porteur de la maladie.

Selon la Fondation nationale américaine des maladies infectieuses (National Fondation for Infectious Diseases), le norovirus est responsable chaque année de 19 à 21 millions de cas et de plus de 400 000 visites dans les centres d’urgence. Il est en outre responsable de 56 000 à 71 000 hospitalisations et provoque 570 à 800 décès par an. Du fait de sa recrudescence, les services hospitaliers américains sont saturés de malades tantôt atteints du coronavirus tantôt du norovirus.

Cellules de Norovirus
Crédits: Charles D. Humphrey, USCDCP/ Pixnio

En cas de symptômes, il est conseillé non seulement de faire un test norovirus, mais également celui du coronavirus, en sachant que ce dernier peut aussi entraîner des problèmes digestifs.

Reconnaître les symptômes

Les symptômes du norovirus sont semblables à ceux d’une gastro-entérite, mais plus sévères. On retrouve les maux de ventre, les vomissements, les nausées et les diarrhées. Pour les personnes immunodéprimées, le norovirus peut se transformer en maladie chronique. Il est également à surveiller de très près lorsqu’il se déclare chez les jeunes enfants, les personnes âgées ou les personnes déjà porteuses d’une maladie grave.

Crédits: Science Photo Library via Getty Images

Un petit pourcentage de personnes restent asymptomatiques face à cette maladie (environ 20%), mais sont, comme pour le coronavirus, des transmetteurs du virus.

Comment se prémunir?

  • Résistant aux gels hydroalcooliques utilisés contre le coronavirus, ce virus ne peut être éliminé qu’à l’aide de javel ou de désinfectant (en nettoyant bien toutes les surfaces infectées comme les poignées de porte ou les ustensiles et objets du quotidien).
  • La meilleure protection reste la prévention. Il est donc fortement conseillé de renforcer le nettoyage des mains de manière générale, mais surtout à la sortie des toilettes et avant de manger. Le partage est également à prohiber, surtout en ce qui concerne les serviettes de toilette ou les essuie-main.
  • La consommation d’aliments cuits et d’eau en bouteille est également plus que conseillée.
  • Enfin, au même titre que pour le coronavirus, il faut garder les personnes malades à distance de la préparation des repas et de tout contact humain (notamment avec les nourrissons ou les personnes âgées qui sont plus fragiles).

Point positif : contrairement aux États-Unis, on note un recul du développement de cette maladie dans l’hexagone grâce aux mesures mises en place dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Ainsi, les gestes barrières et la distanciation sociale jouent un rôle dans la réduction de la diffusion du virus.