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Grossesse et médicaments : 3 règles d’or

Crédits: IStock/SeventyFour

En étant enceinte, le fait d’être malade est un véritable calvaire. Sans repères, les femmes sont tentées d’avoir les mêmes habitudes que lorsqu’elles ne portent pas d’enfant dans leur ventre, ce qui n’est bien évidemment pas possible. Face à des comportements jugés irresponsables, l’Agence nationale de la sécurité du médicament a lancé une campagne de sensibilisation pour le bon usage des médicaments pendant la grossesse. Alors comment se comporter lorsque l’on est malade et enceinte ? Voici les 3 règles d’or à respecter pour une grossesse sans risques.

1. Préparer et suivre sa grossesse avec son médecin ou sa sage-femme

Première étape indispensable, la prise de rendez-vous et la discussion avec son médecin afin d’envisager une grossesse en toute sécurité. Le médecin évalue les problèmes de la femme, puis l’oriente par rapport aux risques de tel ou tel traitement pour le bébé et pour elle-même. Certaines pathologies nécessitent une prise en charge particulière. C’est notamment le cas de certaines maladies chroniques comme l’asthme ou le diabète. Des problèmes liés à la grossesse peuvent aussi faire l’objet d’une évaluation médicamenteuse comme des infections ponctuelles (cystites) ou des désagréments passagers (constipation). Enfin, les complications comme l’hypertension artérielle ou le diabète gestationnel doivent faire l’objet d’une surveillance particulière et d’un traitement adapté.

Doctor checking blood pressure of a pregnant woman patient with sphygmomanometer in bed
Crédits: IStock/Interstid

2. Pas d’automédication 

Il s’agit d’une règle d’or qui peut s’appliquer à toute personne, mais encore plus aux femmes enceintes. Consulter un médecin est obligatoire avant toute prise de médicaments, qu’ils soient vendus sans ordonnance ou à base de plantes. En outre, les compléments alimentaires et les produits naturels comme les huiles essentielles sont déconseillés ou doivent faire l’objet d’une surveillance. 

Les notices de médicaments comportent des indications sur les mesures à prendre en cas de grossesse. Ainsi, la femme enceinte saura si le médicament lui est contre-indiqué, déconseillé ou d’utilisation possible. Il est important de vérifier ces informations avant toute prise, d’autant que bon nombre de médicaments courants sont concernés par la contre-indication en cas de grossesse.

Les pictogrammes présents sur les boîtes des médicaments permettent d’orienter la prise de décision. “Médicament + Grossesse = Danger” indique que le médicament ne doit pas être administré à une femme enceinte, sauf s’il n’existe pas d’autres traitements thérapeutiques et que le médecin a donné son accord. “Médicament+ Grossesse= Interdit” indique que le médicament ne doit absolument pas être administré à une femme enceinte, même en l’absence d’autres traitements. 

A young beautiful woman doctor gesturing stops. Probably a female doctor shows a gesture stop over a gray background. Has beautiful long black curly hair.
Crédits: IStock/Andrii Bicher

3. Respecter les médicaments interdits

C’est pour votre bien-être et celui de l’enfant à naître. Il y a toute une liste de médicaments qui ne doivent pas être administrés à une femme enceinte et qui auraient des conséquences sur son bébé ou pour elle même. 

Les antidouleurs comme le paracétamol sont autorisés. La codéine doit faire l’objet d’une entrevue médicale avant administration. En cas de fortes douleurs non soulagées par le paracétamol, la morphine peut être utilisée. Les anti-inflammatoires, comme l’ibuprofène sont a contrario formellement interdits, tout comme l’aspirine.

Les antihistaminiques sédatifs pour traiter des problèmes allergiques sont également fortement déconseillés, tandis que les non-sédatifs peuvent être prescrits après avis médical. Quant aux antibiotiques, la plupart d’entre eux sont à éviter hors infections graves.

Enfin, la plupart des vaccins ne sont pas conseillés, sauf ceux contre l’hépatite A et B, la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Le vaccin contre le coronavirus est conseillé “à partir du deuxième trimestre de la grossesse“.