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Je croyais bien faire en gérant mes volets à ma façon chaque canicule : le jour où j’ai lu les consignes de Santé publique France, j’ai compris mon erreur

Et si nos petites astuces maison, transmises de génération en génération, se retournaient contre nous pendant les épisodes de forte chaleur ? En pleine vague estivale, alors que le thermomètre s’affole sur une bonne partie du territoire, la question mérite d’être posée. Beaucoup d’entre nous pensent bien faire en ouvrant grand les volets pour “faire circuler l’air” ou en les refermant à la tombée du soir par simple réflexe. Pourtant, ces gestes anodins peuvent transformer un appartement en véritable étuve. En parcourant les recommandations officielles diffusées à l’approche de l’été, j’ai découvert que ma routine, pourtant bien ancrée, allait à l’inverse de ce qui est préconisé pour préserver la fraîcheur d’un logement. Une prise de conscience qui vaut, je crois, la peine d’être partagée.

Le geste que je répétais chaque été… et qui aggravait la chaleur chez moi

Mon rituel estival avait quelque chose de rassurant. Chaque matin, dès le lever, j’ouvrais grand les volets pour laisser entrer la lumière et, disais-je, “aérer un peu la maison”. Puis, à la nuit tombée, je les refermais soigneusement, par habitude sécuritaire, sans vraiment penser à la température extérieure. Une routine héritée, presque automatique, que je n’avais jamais remise en question. Sauf qu’un après-midi particulièrement étouffant, alors que mon salon frôlait les 32 °C malgré des murs épais, j’ai décidé de consulter les consignes officielles diffusées pendant les épisodes de canicule. Et là, surprise : mes réflexes allaient exactement dans le mauvais sens. En laissant entrer l’air brûlant de la mi-journée et en emprisonnant la chaleur la nuit venue, je transformais mon intérieur en petit four solaire. Un contresens thermique que je répétais consciencieusement, été après été.

Ce que dit vraiment Santé publique France sur les volets, les fenêtres et nos réflexes de canicule

Les messages de prévention diffusés par Santé publique France sont pourtant clairs, et méritent d’être relus chaque année. La règle d’or ? Fermer volets, stores et fenêtres dès que la température extérieure dépasse celle de l’intérieur, généralement en pleine journée, pour empêcher la chaleur de pénétrer dans le logement. À l’inverse, il faut ouvrir en grand la nuit et tôt le matin, lorsque l’air se rafraîchit, afin de créer des courants d’air et d’évacuer la chaleur accumulée. Autre recommandation essentielle : limiter les sorties et les activités physiques aux heures les plus chaudes, généralement entre 11 h et 21 h, pour éviter les coups de chaleur. Enfin, un point souvent négligé concerne l’hydratation. L’alcool, même consommé avec modération, déshydrate et perturbe la thermorégulation du corps. L’apéritif du soir en terrasse, aussi convivial soit-il, devient un faux ami quand le mercure grimpe. À la place, les autorités sanitaires recommandent de boire régulièrement de l’eau, sans attendre la sensation de soif, particulièrement chez les personnes âgées, plus vulnérables aux effets de la chaleur.

Les nouvelles habitudes que j’ai adoptées pour un intérieur (enfin) vivable

Depuis cette prise de conscience, j’ai complètement réorganisé mes journées estivales. Le matin, dès l’aube, j’ouvre en grand pour laisser entrer l’air frais, puis je ferme tout vers 9 h ou 10 h, avant que la chaleur ne s’installe. Les volets restent clos jusqu’en fin d’après-midi, voire jusqu’à la soirée si la canicule est intense. La maison reste dans une pénombre agréable, et la différence de température se ressent immédiatement : parfois 5 à 7 °C de moins qu’à l’extérieur. J’ai également remplacé l’apéritif alcoolisé par des infusions froides, de l’eau citronnée ou des jus de fruits dilués, bien plus efficaces pour tenir la chaleur à distance. Les courses, la marche ou le jardinage sont désormais programmés très tôt le matin ou en début de soirée. Parmi les erreurs à éviter absolument, je retiens surtout : laisser les fenêtres ouvertes toute la journée “pour aérer”, oublier de s’hydrater régulièrement, sous-estimer l’impact d’un verre de vin sur la thermorégulation, ou encore ignorer les bulletins de vigilance de Météo-France. Ces alertes, mises à jour quotidiennement et relayées par Santé publique France, permettent d’anticiper les pics de chaleur au lieu de les subir.

Revoir ses habitudes face à la canicule, c’est aussi accepter que certaines idées reçues méritent d’être bousculées. Ouvrir ou fermer un volet au bon moment, choisir la bonne boisson, adapter ses horaires : autant de petits gestes qui, mis bout à bout, changent tout au confort d’un logement et à la santé de ses occupants. Et si cet été était l’occasion de tester enfin les bons réflexes, ceux qui font vraiment la différence quand le mercure s’emballe ?