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Encens : 4 raisons de ne plus en utiliser

Crédits: Pixabay

Utilisé par 21% des Français, l’encens est un produit plébiscité dans beaucoup de foyers. On en trouve sous toutes les formes, toutes les senteurs et dans de nombreux commerces. Il bénéficie d’une image associée au bien-être et à la zen attitude. Mais l’encens est-il aussi bon que ça pour la santé? Il semblerait que non, et voici 4 raisons de ne plus en utiliser.

Les particules rejetées stagnent dans l’air

En 2017, l‘Agence de la transition écologique (ADEME) a réalisé une étude sur les taux d’émission de différents diffuseurs et désodorisants d’intérieur et a mis en lumière que les particules inhalées et stagnantes étaient en hausse à cause d’une consommation élevée, ce qui est toxique pour la santé.  Ainsi, “certaines pratiques et certaines caractéristiques environnementales peuvent conduire à des expositions chroniques dépassant les valeurs repères usuelles”. Les pratiques désignent ici la fréquence et la durée d’utilisation élevée. Quant aux caractéristiques environnementales, elles font référence au volume de la pièce et au taux de renouvellement d’air. Le rapport préconise une limitation de l’exposition à ce genre de produits. 

Le 15 décembre 2020, le Ministère de la transition écologique alertait quant aux risques liés à une exposition prolongée aux substances présentes dans des produits comme l’encens dans un rapport sur la qualité de l’air intérieur. Selon cette étude,  les produits désodorisants d’intérieur (encens, bougies, brûle-parfums, diffuseurs, sprays…) peuvent émettre des polluants volatils dans l’air intérieur, tels que du benzène, du formaldéhyde ou des particules”. Ce rapport fournissait également aux utilisateurs d’encens un “guide de bonnes pratiques” qui insistait sur l’usage modéré de l’encens, la limitation de la fréquence d’utilisation, l’aération des pièces toutes les 10 minutes, été comme hiver, ou encore sur le fait de préférer les encens présentant le moins de matières possible. 

Encens qui brûle
Crédits: IStock/ Alex Manzanares Muñoz

L’encens est cancérigène

En 2005, l’American cancer society a publié son étude sur les dangers de l’utilisation de l’encens. Cette recherche a été réalisée entre 1993 et 2005 sur un échantillon de 61 000 Chinois de Singapour. Au bout de ces douze années, les auteurs ont comptabilisé 325 cas de cancers des voies respiratoires (nez, sinus, langue, bouche…).

En 2015, l’association de consommation Que Choisir a dénoncé quant à elle la pollution nocive causée par l’encens en analysant ses émissions. Ainsi, l’encens serait “un cocktail de cancérogènes, entre benzène, formaldéhyde et particules fines. On peut respirer beaucoup plus de benzène assis confortablement dans son salon qu’en se promenant dans les rues embouteillées.”

L’OMS les classe comme des substances favorisant l’apparition du cancer du nasopharynx et des fosses nasales. 

L’encens favorise l’asthme

L’année dernière, en plein confinement, l’association Asthme et allergie alertait sur le risque d’une surconsommation de produits comme l’encens pendant cette période et de son rôle dans le développement de l’asthme. Elle insistait “sur l’importance de proscrire une mauvaise habitude qui peut s’avérer encore plus dangereuse en cette période de confinement“.

Bâtonnet fumant
Crédits: Pixabay

L’encens est un terrain au développement de maladies graves et chroniques

En 2015, le Ministère de l’Ecologie du Développement Durable et de l’Energie (MEDDE) a mis en avant les risques liés à une trop longue exposition à l’encens du fait des substances toxiques qu’il dégage. Le rapport montrait des effets chroniques comme aigus suivant le degré d’exposition. Ainsi, des symptômes graves peuvent apparaître pouvant conduire jusqu’à des leucémies. “En plus des effets hématologiques, le benzène par inhalation peut également induire des effets musculosquelettiques, neurologiques et oculaires“, apprend-on également. 

Il s’avère donc préférable d’éviter ou de limiter grandement l’utilisation de l’encens et de privilégier la diffusion à base d’huiles essentielles, sans prolongation excessive et en respectant les dosages, car cela causerait tout autant de dommages.