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Tumeur cérébrale, cancer du cerveau : causes, symptômes et traitements

© utah778 / iStock
Tumeur cérébrale, cancer du cerveau : causes, symptômes et traitements
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5 000 personnes sont diagnostiquées en France chaque année, comme étant atteintes d’une tumeur au cerveau. Des personnalités comme Elisabeth Taylor ou Yves Saint-Laurent en ont contractée. Qu’en est-il exactement ?

Qu’est-ce qu’une tumeur cérébrale ?

Une tumeur correspond à une masse de cellules anormales qui se multiplie de façon incontrôlée. Une tumeur cérébrale est donc une tumeur située au niveau du cerveau.

Est-ce qu’une tumeur cérébrale est forcément liée au cancer ?

Toutes ne sont pas forcément des cancers du cerveau. On va ainsi les séparer en deux catégories :

Les tumeurs bénignes

Il s’agit d’une tumeur non-cancéreuse qui va progresser lentement et rester localisée à une région du cerveau. Les tumeurs cérébrales bénignes ne présentent pas non plus le risque de progresser sur d’autres organes. Elles sont aussi guérissables plus facilement que les autres types de tumeurs. Elisabeth Taylor avait d’ailleurs contracté ce genre de tumeur et a vécu 14 ans après l’administration de son traitement, preuve que ces tumeurs ne sont pas forcément mortelles.

Les tumeurs malignes

Cette catégorie de tumeur regroupe toutes celles qui sont cancéreuses. Elles sont généralement plus difficiles à repérer que les tumeurs bénignes et plus difficilement soignables. De plus, elles ont tendance à se développer et à se répandre sur tous les tissus alentours. Yves Saint-Laurent est décédé en 2008 d’une tumeur maligne et hautement cancéreuse.

Les médecins différencient aussi les tumeurs selon leur origine. On retrouve deux catégories :

Les tumeurs cérébrales primaires

Cette catégorie regroupe des tumeurs cérébrales bénignes et malignes. Il s’agit en fait de tumeurs qui prennent naissance dans le cerveau. Parmi celles-ci, on retrouvera :

  • le gliome ou tumeur gliale qui représente 50 à 55 % des tumeurs cérébrales. Ce cancer naît des cellules gliales. Celles-ci sont dédiées à soutenir les neurones en éliminant les pathogènes dans le cerveau notamment.
  • les médulloblastomes : ces tumeurs sont aussi appelées cancer de l’enfant, elles se développent à partir de la moelle épinière pendant le stade embryonnaire. Ce sont les tumeurs malignes les plus courantes chez les enfants (25 % chez l’enfant et moins de 1 % chez l’adulte).

Les différentes tumeurs bénignes primaires sont généralement plus rare. Ce sont également les tumeurs dont on a le plus de chance de survivre. On va retrouver :

  • les hémangioblastomes (2,34 % des tumeurs cérébrales primaires).
  • les méningiomes (35 % des tumeurs cérébrales primaires)
  • les adénomes hypophysaires (moins de 0,1 % de l’ensemble des cas de tumeurs au cerveau)
  • les ostéomes (3 % des cas de tumeurs cérébrales primaires).
  • les pinéalomes.

Les tumeurs cérébrales secondaires

Ces tumeurs cérébrales secondaires sont aussi appelées tumeurs métastatiques. Elles sont forcément malignes et ont pour origine un cancer qui se développe dans le corps. Les cellules cancéreuses ou tumorales passent par le sang et atteignent les différents organes du corps humain.

Ces tumeurs secondaires sont plus fréquentes que les tumeurs primaires.

Sclérose en plaques cerveau
Crédits : iStock

Qu’est-ce que ce sont ces histoires de grades et de stades pour un cancer ?

Le grade d’un cancer

La classification universelle d’une tumeur se fait en fonction de sa taille et de sa présence ou non dans les tissus voisins. Ainsi, le grade d’une tumeur sera de T0 à T4.

Même si les ganglions ne sont pas abordés dans cet article, sachez que l’on prend en compte leurs nombres, leurs tailles et leurs extensions, de N0 à N3.

Pour les tumeurs métastatiques, on les classe par leur présence ou par leur absence. La classification va donc de M0 à M1.

Selon cette méthode, un médecin va décrire un cancer comme T2N1M1.

Les différents stades d’un cancer

Le stade représente le degré de dissémination d’un cancer.

Il existe 4 stades qui s’appuient la classification universelle :

  • Le premier stade qui correspond à une tumeur unique et de petite taille
  • Le stade 2 qui correspond à un volume local plus important
  • Le stade 3 qui correspond à un envahissement des ganglions lymphatiques et/ou des tissus avoisinants
  • Le quatrième stade qui correspond à une extension plus large et/ou une dissémination dans l’organisme sous forme de métastases

Les causes des cancers du cerveau

recherche de tumeur dans le cerveau
Crédits : ChrisChrisW

À ce jour, il n’y a qu’une seule cause reconnue : les rayonnements ionisants. Ces rayons sont des rayons électromagnétiques (radiations) ou corpusculaires (rayons de particules subatomiques). Lorsque ces rayons rencontrent la matière, ils transforment les atomes en ions.

Ces rayons vont en fait créer de multiples tumeurs cancéreuses partout dans le corps d’un être humain. Mais la majorité des tumeurs cancéreuses primitives sont en fait d’origine inconnue.

Cependant, l’augmentation du pourcentage des cas depuis quelques décennies fait que la recherche de l’origine des tumeurs est une des priorités aujourd’hui.

Le rôle de l’hérédité dans la transmission du cancer du cerveau

Actuellement, il est admis qu’environ 5 % des cancers du cerveau ont un facteur héréditaire. Mais plusieurs scientifiques pointent du doigt des facteurs environnementaux et professionnels. Les études sont cependant trop fragiles pour que ces causes soient acceptées par l’ensemble de la communauté scientifique.

Les autres origines possibles à l’apparition des tumeurs

Aujourd’hui, de nombreux éléments sont en débat pour décider si oui ou non, ils sont des causes réelles de tumeur du cerveau :

Les rayonnements non-ionisants

On en retrouve dans l’électroménager, les téléphones portables ou les lignes électriques. Plusieurs études des années 2000 réfutent le lien entre téléphones mobiles et tumeurs au cerveau. Pourtant, l’étude d’un Suédois démontre le lien entre le côté du cerveau (oreille gauche ou droite) généralement utilisé avec un téléphone portable et la zone d’apparition des tumeurs.

Les pesticides

À ce jour, la recherche s’est orientée vers l’exposition des parents aux pesticides. Or, une étude a démontré une tendance positive mais pas suffisamment significative entre l’exposition du père et l’apparition d’une tumeur chez l’enfant.

Les métaux lourds

Parmi les métaux lourds, le plomb et le mercure sont réputés pour être les plus dangereux. Des études ont démontré un lien entre l’exposition aux métaux lourds dans la vie professionnelle et l’apparition de tumeurs du cerveau.

Le virus SV40

Ce virus a contaminé 10 à 30 % de lots de vaccin entre 1955 et 1962 aux États-Unis. Si aucun lien direct n’a été prouvé en raison du trop peu de patients à examiner, la vaccination de la mère et l’apparition de tumeurs chez l’enfant semble positif.

Les composés nitrés

Ces composés sont des additifs alimentaires. Ils sont utilisés pour donner plus de goût, plus de couleurs et pour conserver les aliments. Ces particules sont aussi présentes dans les cigarettes. S’il n’existe aucune étude qui a pu prouver le lien en ces composés et l’apparition de tumeurs chez l’adulte, les études menées sur le cas des femmes enceintes sont contradictoires et prêtent à débat.
En effet, il semblerait qu’en fonction de l’absorption ou non de vitamines C et E en grande quantité, les résultats des études divergent. Ces composés pourraient donc être mis en cause dans l’apparition de tumeurs cérébrales chez l’enfant.