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Avez-vous un problème avec l’alcool ? Les questions à se poser

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Avez-vous un problème avec l’alcool ? Les questions à se poser
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La consommation excessive d’alcool est un fléau majeur même si les chiffres baissent depuis les années 60. En 2017, 14 % les Français consommaient de l’alcool tous les jours, un chiffre impressionnant tout de même. Mais vous, savez-vous si vous avez un problème avec l’alcool ?

La consommation excessive

Il est souvent difficile de catégoriser la consommation excessive d’alcool. Savoir si, oui ou non, nous buvons trop n’est pas un mince à faire, surtout lorsque l’on sait qu’inconsciemment, nous mettons tout en oeuvre pour ne pas le remarquer.

Pour essayer de quantifier votre consommation, il y a donc des questions que vous pouvez vous poser.

« Est-ce que je consomme de plus en plus souvent ? »

La sensation de manque, psychologie et physique, est de plus en plus grande entre chaque prise. Il faut donc comprendre que les besoins en alcool augmentent eux aussi. Rappelons que l’OMS considère comme problématique une consommation par jour de plus de 3 doses d’alcool pure pour un homme et 2 doses pour une femme.

« Ai-je envie de boire à la moindre complication ou au moindre problème ? »

Chaque problème trouve sa solution dans l’alcool. La personne dépendante va créer des liens (erronés) entre le fait de boire et celui de réussir quelque chose, car il est moins stressé.

« Suis-je nerveux quand je ne bois pas ? »

De la même manière que les complications de la vie quotidienne vont provoquer un besoin d’alcool, la nervosité se fera sentir par le patient lorsqu’il n’aura pas eu sa dose.

« Est-ce que je bois des quantités d’alcool de plus en plus importantes ? »

Comme pour la première question, le corps demande de plus en plus de doses pour atteindre le seuil de « bien-être ». Le patient (parlons de malade, car l’alcoolisme est une maladie) devra augmenter un peu plus à chaque fois la quantité ingurgitée.

« Est-ce que je bois de plus en plus tôt ? »

Le moment de la prise est un bon indicateur d’accoutumance, de dépendance et d’excès. Il y a une différence entre une personne qui boit à 18 heures et une personne qui boit à 8 heures. Le premier, consomme de manière « récréative », tandis que le second veut atteindre son « état normal ».

« Les conséquences négatives (conflits, difficultés à assurer vos journées…) deviennent-elles de plus en plus nombreuses à cause de ma consommation ? »

L’alcoolisme engendre très souvent des complications de vie. En effet, l’alcool coûte cher, et porte atteinte à votre intégrité mentale. On remarque souvent des problèmes de souvenir et de mémorisation chez les patients alcooliques, sans oublier non plus les modifications comportementales liées à la prise. Ces modifications sont souvent de l’ordre de l’agressivité (physique, verbale, et sexuelle).

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« Quand je bois, est-ce que j’arrive à m’arrêter ? »

Une fois le processus engagé, le seul moyen d’arrêter la « machine à boire », c’est l’ébriété totale, celle qui cause l’absence de souvenir, les vomissements, les comportements à risque, et même les comas éthyliques.

« Est-ce qu’une personne (ou plusieurs) de mon entourage m’a fait des remarques sur ma consommation d’alcool ? »

La présence de l’entourage est très importante, car ce sont souvent les proches qui amènent les patients à prendre conscience de leurs problèmes. Même si leur interprétation est subjective, elle est néanmoins capitale : dans le processus de prise de conscience, mais aussi dans les processus de guérison.
Nous pouvons ainsi percevoir tout le problème et l’enjeu des patients isolés ou de ceux qui mentent à leurs proches.

« Réussirais-je à ne pas boire pendant quelque temps ? »

Souvent la réponse est non. Une absence de prise n’est pas envisageable. Comme dit précédemment, en cas de diminution de consommation ou d’arrêt, les processus anxieux s’activent et restent en place jusqu’à ce que le nouveau verre d’alcool soit ingurgité.

« Est-ce que je tiens l’alcool de mieux en mieux ? »

Il est évident qu’une personne qui boit régulièrement « tient » l’alcool facilement. L’organisme s’habitue, et les doses nécessaires à l’état d’ébriété sont de plus en plus grandes.

Il n’y a pas de critères finis, ces questions doivent vous aider à prendre conscience de la quantité ingurgitée. Une seule réponse « Oui » peut déjà signifier quelque chose.

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La dépendance à l’alcool

Etre dépendants à l’alcool, c’est ne pas pouvoir se passer de sa dose d’alcool (souvent à intervalle régulier). Cette dépendance peut être psychologie ou physique, mais, habituellement, les deux critères sont réunis en même temps.

En effet, dès la première prise, l’alcool commence à agir sur le système nerveux, notamment comme un anxiolytique. Les molécules présentent dans votre verre vont avoir un impact sur le système « GABA » de votre cortex, ayant pour conséquence une sensation – fausse – de bien-être à laquelle vous allez devenir acro.

Mais la dépendance peut aussi être physique. Elle se voit notamment dans les tremblements si caractéristiques des alcoolodépendants. Lorsque la dose se fait attendre, un petit tremblement apparait (souvent au niveau des mains), jusqu’à devenir très important. La personne est alors en dépendance physique : le corps à besoin de sa dose pour aller mieux.

La vraie question : « Ai-je un problème avec l’alcool ? »

Finalement, la question la plus importante, c’est celle qui consiste à vous demander si vous avez un problème avec l’alcool. En effet, c’est un signe encouragement, vous comprenez que vous êtes dépendant. Une partie du chemin est faite.

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