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Constipation : quand faut-il vraiment s’inquiéter ?

Crédits : iStock / Sorapop

La constipation touche toutes les catégories de personnes, des plus jeunes aux plus âgées. Caractérisée par une difficulté à évacuer les selles, elle se traduit également par des douleurs abdominales plus ou moins prononcées. Et justement, à quel moment la douleur ressentie peut-elle signifier un problème plus grave ? Une constipation peut-elle occasionner des lésions graves dans l’organisme ? Voici de quoi y voir plus clair. 

Qu’est-ce que la constipation ?

Avant toute chose, il est intéressant de définir exactement ce qu’est la constipation. En effet, la fréquence des selles considérée comme “normale” varie d’un individu à l’autre, mais il est admis qu’une fréquence allant de trois fois par jour à trois fois par semaine ne doit pas susciter d’inquiétude.

En revanche, si les selles sont évacuées moins de trois fois par semaine ou si leur évacuation est douloureuse, on peut parler de constipation. À noter d’ailleurs que la constipation peut être passagère ou, si elle dure plus de six mois, considérée comme chronique.

Dans tous les cas, les causes d’une constipation peuvent être nombreuses : absence d’exercice physique, mauvaise alimentation (notamment manque de fibres), maladie, prise de médicaments…

Quand s’inquiéter ?

La constipation nous touche tous à un moment ou à un autre de notre vie. Mais parfois, la souffrance ou les symptômes ressentis peuvent être particulièrement inhabituels et nous alerter sur de potentielles complications.

Ainsi, si l’épisode de constipation survient suite à un changement de situation (voyage, changement alimentaire…), il n’y a a priori pas lieu de s’inquiéter. Tout devrait rapidement revenir à la normale. De même si la constipation est une vieille amie et que vous avez déjà consulté votre médecin traitant sur le sujet.

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Crédits : vadimguzhva/ istock

En revanche, certains signes ne doivent pas être pris à la légère et doivent vous pousser à consulter rapidement :

  • Vous avez de la fièvre.
  • Vous avez d’intenses douleurs au ventre.
  • Vous avez du sang dans les selles.
  • Vous avez des glaires dans les selles.
  • Vous perdez du poids.

Attention, en cas de constipation accompagnée de douleurs abdominales, de vomissements et d’incapacité à émettre des gaz, une consultation en urgence s’impose. En effet, il peut exister un risque d’occlusion intestinale, de rétention urinaire ou d’ulcération rectale, entre autres.

Comment traiter la constipation ?

Bien que la constipation ne soit que rarement un sujet d’inquiétude, il existe cependant quelques astuces qui permettent de l’éviter ou, du moins, de la faire passer plus vite.

Il est ainsi conseillé d’avoir une alimentation équilibrée, voire même d’augmenter la dose de fibres (légumes verts, fruits, légumineuses et céréales complètes) durant l’épisode de constipation. Dans la même lignée, il est recommandé de boire beaucoup d’eau (au moins 1,5 litre par jour) et de privilégier les eaux riches en magnésium pour leur effet laxatif.

L’activité physique est également un excellent remède naturel contre la constipation. Et pour cause, elle a pour effet d’accélérer le transit. En cas de constipation occasionnelle, n’hésitez donc pas à vous octroyer une petite séance de sport chaque jour. Et si vous pouvez conserver cette petite habitude par la suite, c’est encore mieux.

Autre astuce pour ne pas souffrir de constipation, aller aux toilettes dès que l’envie s’en fait sentir. En effet, le fait de se retenir souvent peut engendrer, à terme, une constipation justement. À noter d’ailleurs que, pour faciliter le passage des selles, il ne faut pas hésiter à utiliser un marchepied pour surélever les jambes. Efficacité garantie !

Enfin, si rien ne fonctionne et que l’épisode de constipation ne passe pas, vous pouvez essayer d’utiliser un laxatif que vous trouverez en pharmacie. Mais attention, la prise de laxatifs doit rester ponctuelle, sous peine d’engendrer une dépendance de l’intestin et d’augmenter in fine le risque de constipation.