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Maladie du joker : Qu’est-ce que le syndrome pseudobulbaire ?

Crédits :Grygorii Shvets/ istock

Dans le désormais très célèbre film éponyme, le joker, incarné par le formidable Joaquin Phoenix, est régulièrement pris de fou rire incontrôlable qui relève plus du spasme qu’autre chose. Cette pathologie existe bel et bien : il s’agit du syndrome pseudobulbaire. Aujourd’hui, nous présentons les causes et symptômes de cette pathologie, ainsi que les similitudes et différences éventuelles avec le film. 

En quoi consiste le syndrome pseudobulbaire ? 

Il s’agit d’une pathologie provoquée par des lésions au niveau des neurones assurant la motricité centrale du cerveau.

L’une des causes du syndrome pseudobulbaire peut être une athérosclérose des artères du cerveau. Cette maladie provoquant des plaques au niveau des artères apporte avec elle des lésions. Il peut être également mis en relation avec une maladie déjà présente chez le patient, comme Parkinson.

Le syndrome survient alors lorsque le tronc cérébral et les lobes cérébraux sont déconnectés. Le tronc cérébral correspond à l’aire des réponses et des fonctions automatiques comme les réactions, tandis que les lobes cérébraux sont plus responsables de la pensée, de la logique et de la raison. De là découlent les symptômes ci-dessous…

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Crédits :nyckmood77/ istock

Quels sont ses symptômes ? Quelle différence avec le Joker ? 

Ainsi, le symptôme que nous connaissons tous est ce rire spasmodique, involontaire, qui peut survenir dans les situations les plus incongrues. Néanmoins, il en existe d’autres :

  • Une palilalie : le patient va se mettre à répéter involontairement les mêmes mots
  • Une voix qui changera de ton sans prévenir
  • Des troubles de mobilité de la langue
  • La démarche et la posture du malade peuvent être modifiées

Des pleurs spasmodiques, et pas seulement des rires peuvent également survenir. Une autre différence avec le film est la suivante : le joker a tendance à rire dans n’importe quelle situation, même si elle ne prête pas forcément à rire (bien au contraire).

En réalité, ce rire va dans le même sens que l’humeur. Ce sera seulement son intensité qui sera démultipliée. Devant une situation où l’on serait censé seulement sourire, le patient ne pourra se contrôler.