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Pourquoi est-ce que je perds mes cheveux ?

© Bykst -/Pixabay

Vous perdez vos cheveux et cela vous inquiète ? Il peut s’agir d’une chute saisonnière comme c’est le cas pour beaucoup au printemps ou en automne, d’une chute brutale liée à un événement perturbant votre métabolisme (grossesse, arrêt de pilule, opération, etc.) ou plus rarement, d’une maladie. Voyons quelles peuvent en être les raisons.

Qu’est-ce qu’une chute normale de cheveux ?

Il faut savoir que la croissance du cheveu est cyclique. En effet, les cheveux poussent pendant 2 à 5 ans, puis entrent dans une phase de repos et de chute d’environ 3 mois. On considère normal de perdre en moyenne 30 cheveux par jour, mais ce nombre peut doubler à l’automne et au printemps, c’est ce qu’on appelle la chute saisonnière. Au-delà de ce phénomène, il faut évaluer sa densité capillaire, le volume et la longueur maximale de sa chevelure, qui entrent aussi en considération.

Généralement, on s’aperçoit assez soudainement que le volume de sa chevelure est divisé par deux ou qu’il a beaucoup diminué, alors la chute de cheveux peut être chronique. Consultez rapidement un dermatologue qui contrôlera l’éventuelle existence d’antécédents familiaux d’une alopécie androgénétique, qui pourra être stabilisée.

Qu’est-ce l’alopécie androgénétique ?

Dans la majorité des cas, l’alopécie androgénétique masculine se manifeste par une chute de cheveux au niveau des tempes et du sommet du crâne. L’alopécie androgénétique féminine se traduit quant à elle par une chute de cheveux diffuse sur le sommet du crâne. Elle se remarque par une diminution du volume et de la longueur des cheveux mais aussi par leur structure, plus fine. L’alopécie androgénétique est d’origine génétique et hormonale, différente selon les cas. Devant une alopécie diffuse, le dermatologue peut trouver nécessaire de vous faire réaliser un bilan de santé afin d’éliminer toute carence en fer ou un problème de thyroïde. Bien sûr, la perte des cheveux s’accentue en vieillissant, c’est pourquoi un homme sur deux a les tempes dégarnies à 50 ans.

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Et l’effluvium télogène ?

L’effluvium télogène se caractérise par une chute de cheveux importante, diffuse et passagère. Lorsqu’on tire doucement sur une mèche de cheveux, cinq viennent. Cet effluvium se produit régulièrement dans les semaines suivant un accouchement et peut durer quelques mois. Mais l’effluvium télogène peut aussi apparaître après une fièvre élevée, l’arrêt de la pilule contraceptive, une opération sous anesthésie générale ou la prise de certains médicaments, tels que des antidépresseurs ou des anti-cholestérol.

Comment le dermatologue pose-t-il le diagnostic ?

Après avoir étudié les antécédents familiaux, le dermatologue va tenter d’éliminer les autres causes possibles de votre chute de cheveux, comme la traditionnelle chute saisonnière. Concernant l’alopécie androgénétique, il va demander si certains événements ont eu lieu : changement de pilule, fièvre élevée, problème endocrinien, carence en fer ou en vitamine B12, prise de médicaments… Généralement, on recommande une prise de sang, notamment pour les femmes. Des échelles permettent de quantifier l’importance de la chute des cheveux, pour l’homme, on utilise la classification d’Hamilton Norwood et pour la femme la classification de Ludwig ou de Savin. Il n’est pas exclu que plusieurs causes de chutes coexistent, en particulier chez les femmes. Par exemple, une alopécie androgénique peut être aggravée par un effluvium télogène qui peut être lié à une carence en fer, à un dysfonctionnement de la thyroïde ou à une carence en vitamine B12, etc. Il existe d’autres problèmes de chute plus rares comme l’effluvium anagène, caractérisé par une chute de cheveux abondante. L’effluvium anagène survient dans le cadre de la pelade ou suite à une chimiothérapie.

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