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6 blocages psychologiques qui nous empêchent de perdre du poids 

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6 blocages psychologiques qui nous empêchent de perdre du poids 
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Nous parlons très souvent de perte de poids sur Docteur Tamalou. Régimes, tendances alimentaires, risques, toutes ces choses sont d’un grand intérêt dans la quête du corps sain. Mais il y a une chose à comprendre : nous pouvons parfois avoir envie de perdre du poids pour nous sentir mieux, beau, belle, plus à l’aise, sans pour autant y arriver. Cela est dû à différents freins psychologiques en nous. Voici les 6 blocages les plus fréquents qui vous empêchent de perdre du poids.

1/ Fluctuation de la motivation

La motivation est une force qui vous pousse à accomplir des objectifs préalablement fixés. Lorsque vous entamez un travail sur votre poids, l’objectif est souvent d’en perdre, et ce pour de multiples raisons. Mais si cette motivation vous pousse à mettre en œuvre tout ce que vous pouvez pour perdre du poids, sa fluctuation peut tout vous faire perdre.

En effet, une baisse de motivation sera un très puissant frein, il vous bloquera et vous empêchera de perdre du poids. Il faut donc repérer d’où viens votre motivation et surtout : pourquoi baisse-t-elle ?

Ensuite, afin de contrecarrer ce frein, il vous faut trouver un accélérateur de motivation, quelque chose qui vous pousse à rester motivé. Le but final étant de construire un projet pour lequel vous disposez de plus d’accélérateurs que de freins.

2/ Le problème du choix

Choisir, c’est renoncer.
André Gide

Le choix et le renoncement sont également des freins importants qui nous bloquent dans notre perte de poids. En effet, choisir quelque chose va nous déstabiliser puisque nous allons devoir abandonner quelque chose d’autre. Cet abandon, c’est un deuil, une séparation et ce n’est évidemment pas facile à vivre.

Afin de contrecarrer le problème du choix, il nous faut devenir plus acteurs de nos décisions. De cette façon, les choix que nous prenons sont délibérés et nous ne les subissons plus. Ils sont faits en pleine conscience et connaissance de causes, ce qui les rend plus acceptables.

3/ Le sentiment d’auto-efficacité

Le sentiment d’auto-efficacité est la croyance en ses capacités de réussir et de mener à bien un projet.

Lorsque l’on désire perdre du poids, l’auto-efficacité nous donne les armes pour que nous puissions nous dire : « Je suis capable de perdre des kilos pour me sentir mieux. » Mais s’il vient à baisser, alors la rechute alimentaire est inévitable. Nous ne nous sentons plus capables de rien.

Ce phénomène est accentué par la présence du spécialiste de la nutrition. Nous nous reposons sans cesse sur ces compétences. Bien que cette confiance soit normale, et utile, elle ne doit pas substituer à nos actions. Il faut avoir confiance en nos capacités et nos aptitudes à mener à bien des projets.

Il existe trois grandes situations où notre sentiment d’auto-efficacité risque de chuter :

  • Manger ses émotions : « je suis heureux, alors je mange » ou « je suis triste, alors je mange». Il faut donc apprendre à gérer ses émotions pour gérer ses comportements alimentaires.
  • La disposition alimentaire : lorsque nous faisons nos courses, nous évitons tous les produits sucrés, gras ou autres, afin de ne pas nous laisser tenter. Mais ces comportements sont des actes d’évitements qui ne résolvent rien. Ils camouflent les problèmes en les rendant indisponibles et donc nous n’apprenons pas à manger avec raison.
  • La pression sociale : nous ne savons pas forcément dire non lorsqu’on nous propose quelque chose à manger.
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4/ La gestion émotionnelle

Une personne soumise à des émotions très fortes ne pourra souvent pas gérer ses conduites alimentaires de manière convenable.

Les émotions sont alors vues sous l’angle de l’addiction. Si le patient est soumis à une émotion forte (angoisse, peur, joie, tristesse), il trouvera refuge dans l’alimentation, comme le patient addict trouvera refuge dans des substances ou des comportements dangereux.

Apprendre à gérer les émotions est encore une fois le meilleur moyen de réguler sa nutrition.

À lire aussi : Refouler ses émotions : quels impacts sur la santé et le corps ?

5/ L’estime de soi et l’acceptation du corps

Le rapport aux autres, l’affirmation de soi, les performances sont des freins très importants. En effet, sans une estime de soi positive, ou bonne, il est très difficile d’accomplir quoi que ce soit.

Certaines techniques permettent d’améliorer et d’augmenter l’estime de soi. Cette estime est en plus fortement liée à l’acceptation de notre corps. Celui-ci est soumis au regard du monde ainsi qu’à des contraintes culturelles, sociales et médiatiques.

Apprendre à aimer son corps et le remettre à sa juste place est souvent nécessaire. Le corps est notre véhicule et il ne mérite pas d’être malmené constamment. Une technique un peu particulière et étonnante permet de faire ça.

Prenez un temps calme, seul(e). Concentrez-vous sur votre corps, et remerciez-le pour tout ce qu’il fait pour vous, ce qu’il vous permet de faire et ce qu’il vous donne. Juste un « merci ».

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6/ Les diktats alimentaires

Ce sont toutes ces pensées ou supposées connaissances sur l’alimentation que nous avons tous. Nous avons grandi entourés de notre famille, baignant dans une culture alimentaire précise. Depuis notre enfance, nous avons donc appris à enregistrer les choses à faire et à ne pas faire en ce qui concerne l’alimentation.

« Ne mange pas ci » , « ce n’est pas la saison de manger ça » , « ça, c’est pour les grands »

Tous ces conseils familiaux nous ont forgé, certes, mais ils nous ont aussi complètement déconnecté de nos sensations gustatives.

Nous pouvons ajouter à cela tous les supposés savoirs inculqués par la télé, les médias, et les livres, que nous consommons aussi vite qu’une assiette de charcuterie. Nous devons donc réapprendre nos goûts, nos besoins, nos envies, pour enfin faire chuter les blocages psychologiques construits depuis l’enfance.

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