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8 novembre : journée de lutte contre le harcèlement

© Ridofranz / iStock
8 novembre : journée de lutte contre le harcèlement
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À la cantine, dans les cours de récréations, primaire, collège, lycée, le harcèlement n’a pas d’âge et des impacts énormes. En ce 8 novembre, il faut le dire « le harcèlement, pour l’arrêter, il faut en parler » Comment se traduit-il ? Comment le reconnaître ? Comment faut-il agir ? Le harcèlement peut avoir de graves conséquences, parlons-en.

Le harcèlement

L’on définit communément le harcèlement comme une violence physique, psychologique ou verbale répétée. Cette violence se retrouve au sein même des écoles, et ce de plus en plus. Dans l’établissement, elle se traduira par un mauvais traitement d’une ou plusieurs personnes à l’encontre d’une personne ne pouvant pas se défendre.

  • Bousculade ;
  • Injures en face-à-face ;
  • Messages injurieux ;
  • Cyber-harcèlement ;
  • Moqueries ;
  • Menaces, etc.

La liste serait malheureusement trop longue. Ce type de comportements touche environ 700 000 mille élèves (enquête victimation 2015 – DEPP) d’où l’utilité d’en parler. D’élever les voix, et de faire entendre qu’il faut que ceci s’arrête.

De quoi le harcèlement prend-il sa source ?

Le harcèlement prend souvent sa source sur des raisons banales :

  • Différences de couleurs de peaux, de cheveux ;
  • Orientation sexuelle supposée ;
  • Poids ;
  • Taille ;
  • Situation sociale familiale ;
  • Les handicapes (réels ou supposée) ;
  • L’appartenance culturelle et cultuelle.

Mais la liste n’est pas exhaustive. Il est en effet difficile de lister les éléments sources. Il faut simplement bien comprendre que le harcèlement a le plus souvent pour origine une stigmatisation de l’autre. Des critères de différences qui vont être source de moquerie, surtout si la victime est perçue comme plus faible, ou qu’elle n’ose pas se défendre.

Les formes de harcèlement scolaire

Le harcèlement va prendre différentes formes décrites par le Ministère de l’Éducation nationale qu’il faut savoir reconnaître pour pouvoir l’empêcher :

  • «les intimidations, insultes, moqueries ou menaces en ligne ;
  • la propagation de rumeurs ;
  • le piratage de comptes et l’usurpation d’identité digitale ;
  • la création d’un sujet de discussion, d’un groupe ou d’une page sur un réseau social à
    l’encontre d’un camarade de classe ;
  • la publication d’une photo ou d’une vidéo de la victime en mauvaise posture ;
  • le sexting, contraction de « sex » et « texting » défini comme « des images produites par les
    jeunes (17 ans et moins) qui représentent d’autres jeunes et qui pourraient être utilisées
    dans le cadre de la pornographie infantile ». (source : enquête internationale 2012)»

Ces différentes formes peuvent être dues à un seul individu ou à tout un groupe à l’encontre d’une personne isolée. En ce qui concerne l’isolement, ces actes vont précipiter la victime dans un isolement massif duquel il sera difficile de sortir. Affronter le regard des autres est alors une situation insupportable et insurmontable.

Comment savoir si quelqu’un est victime ?

Certains signes ne trompent pas. Les victimes suivent souvent un parcours similaire lorsqu’elles sont harcelées :

  • Repli progressif sur soi ;
  • Signe de dépression ;
  • Irritabilité et changement de comportements notables ;
  • Phobie scolaire ;
  • Désinvestissement scolaire et des activités et loisirs ;
  • Décrochages scolaires ;
  • Fugues ;
  • Idées noires ;

Encore une fois, la liste n’est pas exhaustive. Il faut comprendre que les victimes n’osent pas parler de ce qui leur arrive. Elles ont peur des répercussions qui pourraient s’abattre sur elles si jamais elles parlaient.

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©️ Ministère de l’Éducation nationale

Il faut également prendre conscience que le harcèlement scolaire peut avoir des conséquences dramatiques allant jusqu’aux tentatives de suicide et aux suicides effectifs. C’est pourquoi il existe aujourd’hui un numéro gratuit le 3020 ouvert pour les parents, élèves et professionnels qui souhaitent parler.

Le mot de la fin

Afin de prévenir et d’informer les élèves sur le harcèlement, depuis la refondation de 2013, les établissements scolaires se doivent de mettre en place des plans de prévention. Éduquer et faire comprendre aux élèves l’importance de ce qu’ils font est primordiale. De plus, parler du harcèlement est le meilleur moyen de l’arrêter. Cette année, le regard du témoin de harcèlement est placé au centre du programme. Il faut en effet comprendre que dans ce genre de situation, la place des témoins est cruciale. Ce n’est que par la présence de ces témoins que le harcèlement est découvert.

« le harcèlement, pour l’arrêter, il faut en parler »

#NonAuHarcelment

 

Source : Non au harcèlement

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