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Halloween : peut-on vraiment mourir de peur ?

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Halloween est la période de l’année où l’on se déguise en citrouilles, se gave de bonbons et durant laquelle nous nous amusons à nous faire peur. Attention toutefois à ne pas y aller trop fort, au risque d’en mourir ! En effet, l’idée selon laquelle nous pouvons « mourir de peur » est loin, très loin d’être fausse. Nous vous dévoilons aujourd’hui pourquoi. 

De nombreuses histoires font état de cas de morts subites suite à un choc émotionnel violent : l’annonce de la mort d’un proche, les conséquences émotionnelles d’une agression physique, etc.  Les infarctus, les accidents vasculaires cérébraux, ou carrément l’arrêt cardiaque est bien souvent les causes de la mort.

Aux États-Unis par exemple, il y a de cela quelques années, une adolescente âgée de 16 ans était décédée d’une crise cardiaque lors de la visite d’une maison hantée. Elle vivait avec un poumon en moins et des difficultés respiratoires depuis sa naissance. Mais est-il possible de mourir de peur sans avoir pour autant de problèmes de santé ? La réponse est oui : tout se passe au niveau du cœur. 

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L’adrénaline responsable ?

Les médecins japonais nomment ce phénomène « le syndrome du Takotsubo ». Une émotion violente déclenche des anomalies au niveau cardiaque. Autrefois cantonnée à la population japonaise, il commence depuis peu à être reconnu en Europe et en Amérique du Nord.

Selon le site américain Reader’s digest, une hormone que nous connaissons bien est impliquée dans ce phénomène. Il s’agit de l’adrénaline. Elle permet d’acheminer le calcium dans le cœur à une cadence plus élevée quand temps normal. Le rythme cardiaque va lors s’accélérer. Cependant, il peut arriver que le cœur ait du mal à se calmer, ce qui peut provoquer une fibrillation ventriculaire. Le rythme cardiaque devient irrégulier et le sang a des difficultés à circuler dans le corps. Et cette pathologie peut être tout simplement provoquée par un choc émotionnel fort.

Pas tous égaux devant la peur

Le stress et la sensation de peur qu’il peut provoquer étaient à la base un élément de notre survie. Lorsque l’on pressentait un danger, une accélération du rythme cardiaque nous permettait de réagir plus rapidement aux menaces. Toutefois, les personnes réagissent différemment face au stress en fonction de différents facteurs. La génétique, la psychologie des individus, leurs habitudes alimentaires et leur hygiène de vie rentrent en ligne de compte.