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Médicaments dangereux : quels sont vos recours ?

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De nombreux scandales sanitaires secouent l’Hexagone depuis quelques années. On se rappelle notamment de l’affaire du lait contaminé Lactalis, des prothèses PIP, des implants mammaires Alleragan ou des implants vaginaux prolift. Néanmoins, les médicaments dangereux ou avec des effets secondaires indésirables ne sont pas en reste. D’ailleurs, l’affaire Mediator, qui fait encore couler beaucoup d’encre, nous le rappelle bien ! Nous vous informons sur vos recours et sur quelques-uns de ces scandales marquants.

Les recours en cas de préjudice lié à un médicament

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Si certains cas particuliers sont mentionnés sur le site officiel de l’administration française, elle reconnaît deux modes d’action dans les cas généraux en cas de préjudice. Tout d’abord, vous avez la possibilité de signaler les effets indésirables constatés suite à la prise d’un médicament.

Vous voulez aller plus loin et recevoir une indemnisation ? Alors, il va alors falloir passer par une procédure amiable ou judiciaire. Vous pouvez agir seul ou vous regrouper au sein d’une action de groupe avec des personnes souffrant de troubles similaires. Cela permet à  plusieurs victimes du même médicament de se regrouper en “association d’usagers du système de santé qui peut être agréée au niveau régional ou national“. L’aide d’un médecin expert de recours est indispensable. Un médecin expert de recours permet en effet aux victimes de préciser les fondements médicaux et scientifiques sur lesquels reposent les actions à mener et les procédures d’indemnisation.

Quelques scandales sanitaires marquants liés aux médicaments

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  • Médiator :

Ce médicament coupe-faim du laboratoire Servier était destiné à des personnes diabétiques ou en surpoids. Il est à l’origine de complications graves potentiellement mortelles : des valvulopathies et des cas d’hypertension pulmonaire. Aujourd’hui, on estime le nombre de morts entre 1500 et 2000.

  • Dépakine :

Depuis 2018, ce médicament est contre indiqué chez les femmes en âge d’enfanter en raison des risques de malformation fœtale. En effet, ce médicament servant à contrer les troubles bipolaires et les crises d’épilepsie serait à l’origine de 2 000 à 4 000 cas de malformations congénitales chez le nouveau-né entre 1967 et 2016. 

  • Levothyrox :

En avril 2017, la formule du médicament a été modifiée tout en gardant le même principe actif. Néanmoins, cette nouvelle formulation s’est accompagnée d’effets secondaires inexpliqués : céphalées, vertiges, chutes de cheveux, crampes… Après un procès infructueux auprès du Tribunal d’Instance de Lyon, les 4 113 patients plaignants ont décidé de faire appel.

  • Chimiothérapie 5-FU :

Le 5-Fu est un des principaux composant des chimiothérapies utilisées en cas de cancers digestifs, ORL ou du sein. Ainsi, pas moins de 80 000 à 100 000 personnes sont traitées avec ce produit chaque année en France. Cependant, en cas de déficit partiel ou complet en enzyme “DPD” chez certains patients, ce produit devient hautement toxique et mortel. Entre 2005 et 2015, 133 décès et 1 500 cas d’effets indésirables ont été observés suite à ces effets toxiques d’après les oncologues. Néanmoins, d’après les associations de victimes, ces chiffres “officiels” seraient très inférieurs à la réalité.

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