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Est-il bon pour la santé de pleurer ? Pourquoi les femmes pleurent-elles plus ?

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Souvent et faussement associé à une faiblesse de caractère, le fait de pleurer comporte pourtant des bienfaits nécessaires pour rester en bonne santé. Au contraire, retenir ses larmes peut provoquer des problèmes d’anxiété et des troubles d’ordre gastrique.

Plus de 500 émotions à l’origine des pleurs

Pleurer n’est pas un signe de désespoir ni de renonciation, mais un besoin physiologique qui sert à évacuer plus de 500 émotions négatives ou positives différentes.

Pleurer peut également avoir des bénéfices, par exemple le fait de pleurer en présence d’une autre personne peut amener à créer une relation de confiance et à nouer ou à renforcer une amitié. Evidemment, mieux vaut éviter de pleurer dans le cadre professionnel, cela est généralement mal vu ou accepté au travail.

Parmi les 500 émotions qui peuvent déclencher des pleurs chez l’être humain, on retrouve des émotions négatives comme la peur, la colère, l’angoisse, la solitude, la tristesse, mais aussi des émotions positives, comme la joie, l’admiration ou l’empathie.

Se retenir de pleurer : quels risques pour la santé ?

D’après Sigmund Freud, le père de la psychanalyse et aussi le premier à se pencher sur la question des pleurs, comparait le fait de pleurer à un acte libératoire.

De nombreux psychologues et médecins affirment que le fait de se retenir de pleurer peut entraîner des troubles de l’anxiété, de l’asthme, voire des ulcères intestinaux ou la dépression. 

En pleurant, la personne décharge son organisme d’émotions qui se sont accumulées pendant un certain temps, depuis la dernière fois qu’elle a pleuré. Quand une personne retient longtemps ses pleurs et qu’ils sortent brutalement, cela se produit souvent avec violence, on appelle couramment ce phénomène craquer“, “exploser” ou encore l’effet cocotte-minute.

En cas de grosse crise d’angoisse, de tristesse, de douleur ou de colère, les pleurs permettent de calmer la respiration et de rétablir un équilibre de l’état psychique et physiologique de la personne qui souffre et qui a besoin d’expulser ces douleurs, physiques ou mentales.

Le fait de pleurer représente donc une étape indispensable avant celles de l’acceptation, de la relaxation, et avant d’atteindre le bonheur.

Pourquoi les femmes pleurent plus que les hommes ?

Les femmes ont tendance à pleurer davantage que les hommes.
A partir de 13 ans, les femmes pleurent: 30 à 64 fois par an, contre 17 fois par an pour les hommes ! Avant 13 ans, il n’existe aucune différence entre les deux sexes.

Concernant la durée moyenne des phases de pleurs, les femmes pleurent également plus longtemps que les hommes : 6 minutes en moyenne, contre seulement 3 minutes pour  ces messieurs.

Les hommes sont conditionnés dès le plus jeune âge à ne pas pleurer et encore moins devant d’autres personnes. D’autre part, les hormones jouent des tours aux femmes. Les menstruations, la grossesse, la ménopause, sont des événements qui guident la vie et l’humeur des femmes et face auxquels il faut “laisser faire la nature”.

D’autre part, l’alexithymie, ou l’incapacité de démontrer ses sentiments, est plus fréquente chez les hommes.

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