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Un implant cérébral qui permet d’écrire avec la pensée

© Janed13 / Pixabay
Un implant cérébral qui permet d’écrire avec la pensée
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Tout le monde utilise internet, ou les traitements de texte de nos jours. Cet acte pourtant banal est cependant difficile pour les personnes paralysées. Toutefois, cela pourrait bien changer dans les années à venir. En effet, une équipe de chercheurs de l’université de Stanford a mis au point un implant permettant aux patients paralysés d’écrire grâce à la pensée. Ce nouveau procédé est actuellement en phase de test.

La communication : un élément primordial de nos vies

Dans leurs travaux publiés dans eLIFE, les créateurs de l’implant rappellent que la communication est un élément d’une importance majeure de la vie d’une personne. Cette communication à différentes facettes :

  • Parole ;
  • E-mail ;
  • Traitement de texte ;
  • Recherche internet.

Même si ces choses semblent banales à tout à chacun, elles peuvent paraître extrêmement compliquées, ou impossibles pour des personnes paralysées. Toutefois, il existe depuis quelques années une méthode permettant de pallier quelque peu à ce problème : l’interface cerveau-ordinateur (BCI, Brain Computer Interface).

L’interface cerveau-ordinateur

Les BCI permettent de capter (lire, entendre) les informations cérébrales d’une personne, afin qu’elles soient traitées par un ordinateur. Ce système est aujourd’hui couramment utilisé dans les prothèses de mains bioniques. Un ordinateur – ou un implant – reçoit un message du cerveau, puis traite et exécute l’information.
Tout est une question d’ondes cérébrales. Celles-ci font circuler l’information entre notre cerveau et tout notre corps. Elles ont pour caractéristique principale d’être électriques et peuvent ainsi être “comprises” par un ordinateur possédant un algorithme – un programme – particulier.

Communiquer n’est pas une chose simple

Jusqu’à présent, une interface cerveau-ordinateur permettait de produire des actions relativement simples :

  • Mouvements basiques d’une main ;
  • Déplacer un curseur sur un écran par la pensée ;

Cependant, la communication demande le traitement de beaucoup plus d’information. Ce nombre important de données pouvait difficilement être compris par un ordinateur. Cela rendait donc la communication des personnes paralysées laborieuse, et ce malgré l’utilisation d’une BCI.

Écrire grâce à la pensée

Les chercheurs de l’université de Stanford ont réussi à mettre au point une interface plus rapide qui utilise deux algorithmes différents. Les patients participant à la recherche utilisent la pensée pour déplacer un curseur sur un écran (premier algorithme), puis sélectionnent des lettres sur cet écran pour former leur message (second algorithme). L’interface est ainsi reliée au cortex moteur des patients paralysés des suites de maladies ou d’accidents. Le cortex moteur est la partie du cerveau d’où sont envoyés les messages, vers vos membres, permettant les mouvements. Malgré le fait que les patients soient paralysés, cette partie de leur cerveau est toujours en fonction, et ce sera donc elle qui sera reliée à la machine.

Écrire par la pensée

Dans le cas présent, les patients ont été implantés d’une électrode servant d’interface. Grâce à celle-ci “les participants (de l’étude) ont été en mesure de taper à des taux allant de 12 jusqu’à 40 caractères par minutes, ce qui se traduit dans le meilleur des cas par 6 à 8 mots par minute.” confis le docteur Jaimie Henderson, l’un des responsables de la recherche dans la présentation vidéo de l’étude. Il faut savoir que nous tapons environ 12 à 19 mots par minute sur un smart phone, ces résultats sont donc prometteurs.

Le docteur Henderson rappelle également que cette recherche n’en est qu’au premier stade. Ainsi, à terme, le dispositif devra être plus petit et sans fils, ce qui permettra aux patients une totale indépendance.

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