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Quels sont les effets d’un film d’horreur sur votre corps ?

© Pixabay

D’après une étude réalisée par des chercheurs de l’Université d’Oxford en Angleterre, regarder un film dramatique ou d’horreur aurait les mêmes effets qu’un antidouleur, sans les effets secondaires… Les émotions fortes générées par le film comme la peur ou la tristesse libèrent entre autres de l’endorphine, l’hormone du bien-être. Quels sont les effets provoqués quand on regarde ce genre de films ?

Une affaire d’endorphines…

L’équipe britannique, composée notamment de chercheurs en psychologie, voulait savoir si le fait de regarder des films dramatiques pouvait déclencher la libération d’endorphines, qui sont des substances chimiques libérées par le cerveau en cas de douleur ou de peur. Les chercheurs ont séparé 169 volontaires en deux groupes, dont un groupe de contrôle de 68 personnes qui a dû regarder deux documentaires : un sur l’histoire naturelle et un autre sur la géologie et l’archéologie britannique.
Pendant ce temps, on a montré le film “Stuart : A Life Backwards” à l’autre groupe. Le film raconte l’histoire d’un SDF qui a connu des problèmes dans son enfance.

Afin de connaître les effets de chaque film sur les volontaires, l’équipe a testé les différences de seuils de douleur des participants avant et après avoir visionné le film.
Ils ont utilisé la technique du “wall-sit”, une posture où la personne doit poser son dos contre le mur comme si elle était assise sur une chaise et tenir le plus longtemps possible. Cet exercice permet d’indiquer le taux de libération d’endorphines de la personne.

D’après les résultats, les volontaires ayant visionné le film dramatique montraient une forte variation de leur humeur négative et ceux qui ont regardé les documentaires présentaient simplement un changement des marqueurs positifs et négatifs. Les chercheurs ont attribué ces résultats à l’ennui.

Et de tolérance

Pour les personnes ayant regardé le film dramatique, les chercheurs ont noté une augmentation de 13,1% de leur seuil de tolérance à la douleur, tandis que le seuil de tolérance à la douleur du groupe de contrôle a diminué de 4,6%. L’écart de différence atteint 18% entre les deux groupes.

Face au film dramatique, malgré l’humeur assez négative des participants, les chercheurs ont remarqué que le sentiment de cohésion de groupe était plus fort chez certains de ces participants. Les participants de ce groupe ont eu la plus forte réaction émotionnelle mais également la plus forte augmentation du seuil de la douleur.

Ces résultats confirment l’implication des endorphines dans notre attrait pour les films dramatiques ou les films d’horreur. En prime, de précédentes études ont déjà montré que le rire, la danse et le travail en équipe augmentent les liens sociaux et la tolérance à la douleur, également grâce au rôle des endorphines. Toutefois, l’endorphine n’est pas l’explication absolue ou unique au plaisir de la fiction, il existe également beaucoup d’autres raisons, notamment psychologiques.

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