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Insomnies : types, causes, traitements

Crédits: IStock/ Yanyong

Vous avez sûrement expérimenté cette sensation terrifiante de voir les heures défiler ou de vous réveiller en pleine nuit sans trouver le moyen de vous rendormir. Le nom de ce phénomène : l’insomnie. Il s’agit d’une insuffisance de sommeil en quantité et/ou qualité. Dans les cas chroniques, elle provoque dans la vie quotidienne une irritabilité, des difficultés de concentration, des endormissements diurnes et de la fatigue constante et persistante. Une insomnie temporaire peut quant à elle durer jusqu’à 3 semaines. Passé ce délai, on parle d’insomnie chronique. Mais que se cache-t-il derrière ce mot ? Tour d’horizon des différents types d’insomnies, des causes et des traitements envisageables. 

1. Les différents types d’insomnies

Il existe trois types d’insomnies selon l’Hypnos (association de professionnels de santé) :

1. Les dyssomnies

Ce sont des insomnies qui peuvent être d’origine psychologique, liées à l’altitude ou à d’autres facteurs externes, ou provoquées par  la consommation d’alcool ainsi que la prise de certains médicaments. Elles peuvent également être la conséquence d’une narcolepsie.

Ce type d’insomnie touche de nombreux sujets âgés de plus de 60 ans. On distingue l’insomnie de début de sommeil, l’insomnie de maintien de sommeil et l’insomnie de réveil précoce.

2. Les parasomnies

Ce sont des troubles du sommeil associés à des réveils nocturnes, mais sans perturbation importante du sommeil ou altération de la vigilance au cours de la journée. Ils sont surtout observés chez l’enfant, mais peuvent persister chez l’adulte et avoir un caractère pathologique. Les parasomnies comprennent le somnambulisme, les terreurs nocturnes, les troubles du sommeil associés au sommeil paradoxal ou encore l’énurésie nocturne.

3. Les insomnies idiopathiques

Elles sont souvent présentes dès l’enfance et résultent d’un déséquilibre des transmissions chimiques. Cela entraîne une perturbation du système veille/sommeil causant des difficultés à rester endormi, à passer de la phase d’endormissement au sommeil, voire à atteindre la phase d’endormissement à cause d’un état d’hyperéveil.

 

Tired mother, trying to pour coffee in the morning. Woman lying on kitchen table after sleepless night, trying to drink coffee
Crédits: Istock/ Tatyana_Tomsickova

2. Les causes de l’insomnie

Un article scientifique, qui a été relayé en 1996 dans un numéro de la revue de Sciences et avenir consacré au sommeil, aux rêves et à l’éveil, s’est intéressé aux causes de l’insomnie et a mis en lumière plusieurs facteurs pouvant l’expliquer.

1. L’anxiété

Il s’agit de l’un des premiers facteurs d’insomnies. Il est lié au rythme de vie moderne ou à des problèmes personnels. L’anxiété provoque des difficultés d’endormissement.

2. L’insomnie psychophysiologique

Elle se traduit par la peur de ne pas dormir, par de l’anxiété avant d’aller se coucher et l’impossibilité de faire une sieste. La personne peut être sujette à des endormissements spontanés non désirés.

3. L’insomnie due à des causes externes

Dans nos villes souvent surpeuplées, le bruit et la chaleur peuvent être à l’origine de l’insomnie. L’hygiène de vie peut également en être la cause : une activité trop intense le soir, l’abus de café ou d’alcool viennent perturber le sommeil.

Une maladie organique peut aussi perturber le sommeil, comme l’asthme, le syndrome des jambes sans repos, l’angor, l’ulcère gastro-duodénal ou les reflux gastro-œsophagiens 

La prise de médicaments excitants peut aussi être synonyme d’insomnies.

4. Les pathologies psychiatriques

Les psychoses et névroses peuvent conduire à l’insomnie.

5. La dépression

La dépression a généralement un impact sur la phase d’endormissement, le maintien du sommeil tout au long de la nuit et empêche souvent de dormir le matin. Les dépressions saisonnières (automne/hiver) se caractérisent quant à elles plutôt par une hypersomnie.

Insomnie
Crédits: IStock/ EasyBuy4u

3. Les traitements 

Le recours aux plantes peut être envisagé en première intention.

1. Changement dans les habitudes de vie

L’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) émet quelques pistes. En cas d’insomnies occasionnelles, le premier réflexe à adopter est le changement dans les habitudes de vie afin de favoriser la phase d’endormissement.  Ainsi, “un “rituel” constant et régulier autour du coucher pour retrouver progressivement un sommeil normal” doit être mis en place. Les techniques de relaxation et de sophrologie sont à privilégier afin de permettre tant au corps qu’à l’esprit de se détacher de toute source de stress venant perturber l’endormissement.

2. La thérapie cognitivo- comportementale

Ce type de thérapie brève tend à vouloir soulager le patient de ses troubles psychologiques en s’intéressant aux schémas conflictuels qui limitent sa vie. Pour cela, son comportement quotidien est disséqué. Dans le traitement de l’insomnie, elle cherche à répondre à deux questions : quels sont les facteurs et mécanismes qui nous permettent d’avoir un bon rythme de sommeil et quelles sont les erreurs comportementales commises qui empêchent de trouver/retrouver un rythme de sommeil qui convient ?

3. La psychothérapie analytique

Il s’agit d’une approche psychologique qui se caractérise par une thérapie globale par la parole. Le patient verbalise ses doutes et ses questionnements de manière libre en revenant sur des événements de sa vie. D’origine freudienne, cette méthode inspirée de la psychanalyse repose sur un travail sur l’inconscient et le passé du patient et sur l’interprétation de sa parole par le praticien. C’est la verbalisation qui est thérapeutique. Le rôle du psychologue est de donner des clés par l’interprétation des propos du patient.

Cette thérapie convient très bien aux personnes souffrant de dépressions et de pathologies psychiatriques, mais elle s’adresse également aux individus rencontrant dans leur vie un événement susceptible d’avoir un impact sur leur sommeil.

4. Les somnifères

Seulement de manière temporaire, des somnifères peuvent être prescrits par un médecin.

 

 

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