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Intelligence artificielle et médecine : la technologie pour aller mieux ?

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Intelligence artificielle et médecine : la technologie pour aller mieux ?
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L’intelligence artificielle, l’IA, est aujourd’hui connue de tous. Présentes dans chacun de nos outils technologiques (smartphones, tablettes, objets connectés, etc.) les IA nous aident au quotidien, sans pour autant que nous sachions comment. Mais comment fonctionne une intelligence artificielle ? Et quelle est son application en médecine ? 

L’IA : pensé pour agir, créer pour soutenir 

Deux modes de penser

La notion d’intelligence artificielle prend naissance dans les années 1950 où son but était de reproduire des activités humaines. Sans pour autant nous dépasser, ses machines devaient notamment pouvoir nous aider à être plus productifs et plus rentables. Malgré les tentatives à répétition des chercheurs, les résultats n’étaient pas probants. 

C’est alors que se développèrent deux courants distincts, deux approches de l’IA qui s’opposent :

  • L’intelligence artificielle faible : créer une machine capable d’aider l’humain dans ses tâches. 
  • L’intelligence artificielle forte : créer une machine capable d’égaler les capacités humaines en termes de raisonnement. 

L’intelligence artificielle faible

La première vision de l’IA est celle qui domine à l’heure actuelle. Tous les champs de recherches y sont représentés : sciences cognitives, médecine, science du langage, neuroscience, mécanique, ingénierie, etc. 

Tous ces domaines de compétences œuvrent à créer une intelligence artificielle capable de soutenir l’humain dans tout ce qu’il fait, pour lui faciliter la vie, les courses, ou même les relations sociales. Ce sont ces IA qui vous présélectionnent des comptes instagram à suivre, de nouveaux amis sur Facebook ou qui vous envoient des publicités personnalisées. 

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L’intelligence artificielle forte et le paradoxe de l’omnipotence

On estime aujourd’hui que la seconde vision est irréalisable. Mais il faut plutôt entendre par là une crainte généralisée. Une peur de quoi ? Une peur de voir se développer une IA dépassant – et de loin – les capacités humaines. À l’instar de nombreux livres et films de science-fiction, une telle création renvoie à un paradoxe bien connu des philosophes : le paradoxe de l’omnipotence. 

“Dieu, peut-il créer une pierre qu’il ne pourrait soulever ?” S’il la crée, il n’est plus tout-puissant, car il démontre son impossibilité à faire quelque chose : soulever la pierre. S’il ne la crée pas, il n’est pas tout-puissant, car il montre sa limite. Le problème est similaire avec les IA fortes. Pouvons-nous, en toute connaissance de cause, construire quelque chose qui nous dépasserait ? Serait-ce éthique ? Moral ? Sécuritaire ? C’est une question qui n’a pas forcément de réponses, ou bien nous ne voulons pas la connaître, de peur de nous voir confrontés à des scénarios catastrophes dignes des studios hollywoodiens.

La santé réfléchie par des machines

Même si les IA qui sont aujourd’hui construites sont dites “faibles”, elles n’en restent pas moins extrêmement développées. Leur utilité est prouvée dans bon nombre de domaines, notamment celui de la médecine, de la santé. 

Pourquoi sont-elles performantes pour nous aider ?

Les intelligences artificielles conçues aujourd’hui n’ont pas pour vocation – comme on pourrait le croire – à remplacer les médecins. Bien au contraire, ces dernières sont là pour les soutenir, les épauler. Elles permettent d’affiner leurs diagnostics, de les valider ou de les invalider. En somme, ces machines vont servir à accélérer le processus de prise de décision des médecins. 
L’aide à la décision est justement l’un des outils les plus sophistiqués que possèdent les IA, avec la gestion des connaissances et l’e-santé. Ces technologies sont sophistiquées grâce à la grande quantité de données qu’elles peuvent mettre en relation :

  • Techniques médicales ;
  • Actes médicaux ;
  • Dossiers de patients ;
  • Connaissances médicales.

Ces IA sont également utiles dans certaines situations où les professionnels de la santé se trouvent bloqués. La machine pourra reproduire une décision déjà exécutée lors d’autres cas similaires sur d’autres patients, et les adaptera au nouveau patient. 

Enfin, grâce à des processus d’apprentissage, les intelligences artificielles peuvent “apprendre” à reconnaître certaines pathologies. En effet, en parcourant les dossiers médicaux des patients, elles peuvent noter des incohérences ou même repérer l’image d’une pathologie (un mélanome par exemple) sur un cliché. 

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© Unsplash, RawPixel.com

Les applications médicales

  • Médecine prédictive : prédiction d’une maladie et de son évolution ;
  • Médecine ciblée : traitement personnalisé ;
  • Aide à la décision : diagnostic et thérapie ;
  • Robots compagnons pour personnes âgées ou malades ;
  • Objets connectés spécialisés dans la santé ;
  • Chirurgie assistée par ordinateur et robots chirurgicaux ;
  • Prévention : prédiction d’une épidémie et pharmacovigilance.

Vers un parcours médecine-technologie ?

Dans son article «La Médecine Numérique : nouvelle spécialité… Nouvelle médecine !»Christophe Richard pousse à la réflexion sur ces nouvelles technologies et sur l’utilité de créer une nouvelle discipline : la médecine numérique. Notion à méditer.

Quelle est la place du médecin maintenant ? À l’heure actuelle, tout un chacun peut se documenter sur la santé, les maladies, les symptômes. Les intelligences artificielles peuvent nous fournir un très grand nombre de données sur notre état du moment.

Les médecins n’utilisent qu’une petite partie du potentiel offert par les technologies comme les IA et se retrouve ensuite face à des patients qui vont jusqu’à mettre à l’épreuve leurs connaissances sur tel ou tel point. Ces patients se sont rendus sur internet, où le géant Google leur a donné accès à un nouveau mode thérapeutique qu’ils désirent tester, à une pathologie rare et inconnue, à un traitement miracle. C’est là que les médecins sont dépassés, d’où la nécessité de les préparer à ces situations.

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