in

Vous n’aimez pas certains aliments ? Tout ne dépend pas de vous !

© gpointstudio / iStock

Vous détestez la banane, l’avocat ou les choux de Bruxelles, alors que tout le monde en raffole ? Vous ne savez pas l’expliquer, et pourtant les goûts (voire les simples odeurs de ces aliments) vous font fuir. La faute à qui ou à quoi ? Réponses.

Si aujourd’hui vous reconnaissez accorder de la réticence à manger certains aliments, il est possible que cela vienne de votre mère. En effet, le fœtus se familiarise très tôt avec différents goûts et odeurs qui se retrouvent dans le liquide amniotique, et il décide, in vitro, de ses préférences alimentaires. En outre, elles persisteront pendant plusieurs mois voire plusieurs années après la naissance.
Aussi, si votre mère, pendant sa grossesse, a été dégoûtée d’un aliment, vous aurez certainement du mal à l’ingurgiter.

Le rôle d’une alimentation variée

L’alimentation de la femme enceinte joue également un rôle après la naissance, en particulier si elle allaite. Les goûts et les odeurs des aliments consommés par la mère sont également présents dans le lait maternel. Si l’alimentation est diversifiée, l’enfant va échantillonner des goûts et odeurs variés.

Les scientifiques notent aussi que les premières années de vie du bébé sont cruciales : jusqu’à 2-3 ans, les jeunes enfants mangent à peu près de tout. Il faut donc profiter de cette période pour leur proposer une large palette d’aliments. Les experts précisent aussi que la variété de l’alimentation aux alentours de 3 ans prédit déjà celle à l’âge de 20 ans.

Tomber en amour (ou pas) pour un aliment

grossesse aliment istock

© Dolgachov / iStock

Toutefois, en grandissant, les expériences culinaires de chacun interfèrent dans les préférences alimentaires. Par exemple, un mauvais souvenir avec un fruit ou un légume peut nous en faire détourner pendant de longues années. Le cerveau (notamment, l’amygdale et l’hippocampe) trie et stocke les émotions liées aux repas : au fil du temps, on peut donc déclencher une aversion ou un amour pour un aliment, sans même s’en rendre compte.

Finalement, les goûts et les dégoûts pour les aliments sont nichés dans la mémoire qui enregistre une image sensorielle de chacun d’eux. Si un aliment rappelle un mauvais souvenir à un enfant, il est important de ne pas le forcer à manger ce qu’il n’aime pas. Il est préférable d’échanger autour de l’aliment, et surtout, de lui montrer l’exemple en mangeant le plat en même temps que lui.

Source

Articles liés :

Grossesse : les aliments déconseillés

6 méthodes pour devenir végan et le rester

Des insectes comestibles : pourquoi ? Quels bienfaits ?