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Contraception masculine : 3 méthodes méconnues

Crédits :Deagreez/ istock

Depuis l’invention de la pilule il y a 50 ans, la contraception a toujours majoritairement reposé sur les épaules de la femme. La pilule masculine quant à elle, mais si certains essais ont été prometteurs, ne sera pas commercialisé avant des années. Bien sûr, le préservatif masculin est couramment utilisé, mais il existe d’autres méthodes de contraception masculines bien moins courantes. Certaines sont expérimentales, d’autres sont plus ou moins définitives, d’autres encore sont totalement insolites. Découvrez trois méthodes de contraception masculine méconnues. 

Le « slip chauffant » :

Non, vous ne rêvez pas. Le « slip chauffant », aussi appelé « contraceptif thermique » a été inventé dans les années 80 par un médecin toulousain. Le concept a notamment été présenté à Rennes en 2018 par le collectif Finistérien « Thomas Bouloù » (ce qui veut dire « remonte-couille » en breton).

Le principe ? Il s’agit d’un sous-vêtement très serré, à tel point qu’il « remonte » les testicules à l’intérieur du corps. Les testicules passent d’une température de 34 degrés à l’intérieur des bourses, à une température de 37 degrés, celle du corps. Conséquence ? Les testicules, trop chauffés, ne peuvent plus produire de spermatozoïdes.

Selon les médecins, l’homme doit porter ce slip un peu spécial 14 h par jour pendant trois mois pour stopper complètement la production de spermatozoïdes. Cela n’influence en aucun cas l’érection. Pour redevenir fertile, il faut attendre 6 mois après l’arrêt du port du slip.

Le coût de ce sous-vêtement est en moyenne 5 € plus élevé qu’un slip normal. Les Français rechignent ou ne connaissent pas du tout ce moyen de contraception. Dans le monde pourtant, ils sont 50 millions à porter régulièrement ce slip original !

injection hormonales homme contraception
Crédits :Tero Vesalainen/ istock

L’injection d’hormones :

Peu connue également, la contraception hormonale masculine  met trois mois pour stopper la production de spermatozoïdes.

Dans ce cas-ci, une injection d’énanthate de testostérone est à prescrire chez l’homme une fois par semaine. Dans l’organisme masculin, la testostérone joue un rôle prépondérant dans la fabrication des spermatozoïdes.

Un taux élevé de testostérone est signe pour l’hypothalamus  que le nombre de spermatozoïdes est très grand. Celui-ci va alors diminuer la production de ces derniers, d’où le recours à des injections de testostérone.

Cette méthode de contraception, validée par l’OMS, s’est révélée très efficace : 4 hommes sur 5 y seraient sensibles.

Les effets secondaires sont bénins et les mêmes que pour la pilule : Fumer peu et consommer peu d’alcool.

Seul « gros » désavantage : le traitement doit s’arrêter au bout de 18 mois, son efficacité devenant tout de même limitée au-delà de ce délai.

La vasectomie:

Cette méthode reste encore taboue en France, car assez radicale. Seulement 1000 Français environ auraient recours à cette pratique. La vasectomie consiste en une opération des canaux déférents, par lesquels transitent les spermatozoïdes lors de l’éjaculation. La ligature de ces canaux entraîne une stérilisation.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la vasectomie n’est pas toujours irréversible. De plus, les hommes qui la choisissent ont la possibilité de congeler du sperme gratuitement. Encore une fois, la libido et l’érection ne sont pas impactées.

Selon certains experts, la France reste clairement en retard sur la démocratisation des moyens de contraception pour l’homme en général. De même, les avancées de la recherche sont assez timides.