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Faut-il accoucher dans l’eau ?

© Janko Ferlic / Pexels

Peu pratiqué en France, l’accouchement aquatique semble pourtant faire de plus en plus d’adeptes. En effet, les professionnels de santé constatent une volonté de retour aux pratiques naturelles. S’il est relaxant pour la maman, il n’est pas sans risque pour le bébé. 

Dans les années 1970, accoucher dans l’eau était monnaie courante. La pratique fut pourtant oubliée quelques décennies pour revenir tendance ces derniers temps. Pourtant, seule une poignée de maternités proposent cette méthode. Pourquoi ? Comment ? Pour qui ?

Comment se déroule un accouchement aquatique ?

Accoucher dans l’eau séduit une partie des futures mamans qui souhaitent mettre au monde leur bébé, dans un environnement plus proche de leurs valeurs naturelles, moins médicalisé. L’eau encourage la venue du nouveau-né car la douceur est de mise. Lorsque les contractions s’intensifient et deviennent douloureuses, la mère s’installe dans une baignoire d’eau à 37°. L’eau produit une sensation de légèreté et de bien-être.

La maman est suivie grâce un monitoring étanche (comme un accouchement traditionnel). Au moment de l’expulsion du bébé, la maman choisit de rester ou non dans la baignoire. Si elle décide de rester immergée, le bébé naîtra dans l’eau avant d’être remonté à la surface. Il n’existe aucun risque de noyade (il a baigné neuf mois dans son liquide amniotique et ne respire pas avant que ses poumons n’entrent en contact avec l’air). La mère devra tout de même sortir de la baignoire pour expulser le placenta.

Attention toutefois : la péridurale ne peut être administrée dans le cas d’un accouchement aquatique.

Quels sont les avantages d’accoucher dans l’eau ?

Accoucher dans l’eau possède plusieurs avantages pour la maman :

Mais aussi pour le bébé :

  • L’accouchement dans l’eau lui rappelle le liquide amniotique dans lequel il a baigné ;
  • Ses muscles sont détendus : il ouvrira les yeux sous l’eau ;
  • Le bébé serait beaucoup plus calme et apaisé que lors d’un accouchement traditionnel.
bébé accouchement
© CBCK-Christine / istock

Quels sont les risques ?

Il semblerait que le risque d’infection existe davantage. Il arrive fréquemment que la maman vide ses intestins au moment de l’expulsion du bébé. L’eau se charge alors d’impuretés qui peuvent générer des infections. Toutefois, selon les études, le nombre de germes transmis durant les accouchements, est le même que lors d’accouchement à l’air libre.

Comme la péridurale n’est pas administrée lors d’un accouchement aquatique, les douleurs peuvent être plus intenses. 

Toutes les mamans peuvent accoucher dans l’eau ?

Non, seules les femmes ne faisant pas état d’hypertension, de problèmes pulmonaires, cardiaques ou de diabète peuvent envisager un tel accouchement. Les mamans touchées par le virus du sida, ou de l’hépatite B doivent accoucher par voie classique.

Côté bébé : les enfants prématurés, chez lesquels une maladie cardiaque a été détectée, qui font état d’une mauvaise position ou d’un monitoring peu favorable ne peuvent pas naître dans l’eau.

Une préparation est nécessaire

Si vous envisagez d’accoucher dans l’eau, il est nécessaire d’en parler à votre médecin et de prendre contact avec une maternité qui pratique l’accouchement aquatique près de votre domicile.

Sachez que cet accouchement nécessite une préparation spécifique. À partir du cinquième mois de grossesse, vous vous rendrez dans une piscine en compagnie d’une sage-femme afin de muscler votre dos, vos jambes et vos bras. Il s’agira aussi de travailler sur votre respiration et d’apprendre des mouvements de relaxation.

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