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Syphilis : causes, symptômes et traitement

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©️ jarun011 / iStock
Syphilis : causes, symptômes et traitement
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La syphilis est une infection sexuellement transmissible (IST) causée par une bactérie appelée : Treponema pallidum – ou tréponème pâle. C’est une maladie discrète qui peut, ou non, exprimer ses symptômes. Se manifestant principalement par des ulcères non douloureux sur les parties génitales ou l’anus, son traitement est nécessaire pour éviter des problèmes graves touchant le cœur ou le cerveau.

La syphilis – parfois appelée vérole dans le langage populaire et littéraire – était extrêmement répandue au quinzième et seizième siècle. Le nom de syphilis a été donné par un médecin espagnol, Rodrigo Diaz de l’Isla en 1504. Il a décrit et localisé le foyer de la maladie sur l’île d’Hispaniola en Amérique du Nord.

Aujourd’hui beaucoup moins répandue avec l’apparition des antibiotiques, elle reste toutefois une cause de contamination importante. En effet, le virus se propage de nouveau depuis quelques années, en raison d’un défaut de protection chez les jeunes.

Quelles sont les causes de la syphilis ?

La syphilis peut être transmise de différentes façons :

  • Par contact sexuel : oral, anal ou vaginal ;
  • Par contact avec une lésion de la peau : les ulcères présents sur les peaux contaminées sont très contagieux ;
  • Par le sang ;
  • Par la transmission de la mère à l’enfant.

Comment se traduit cette maladie ?

La syphilis est une maladie comportant trois stades de développement. Chacun d’eux a une expression symptomatique différente.

Stade primaire : entre 10 et 90 jours après l’infection

Au début de l’infection apparaissent de petits boutons rouges. Les bactéries se multiplient, et apparaissent de petites plais, ou ulcères, appelés : chancres syphilitiques. Ces plaies sont indolores et peuvent se loger dans les muqueuses (gorge, vagin, anus). Mais plus généralement, on retrouve les chancres sur les parties génitales.

Ces plaies disparaissent sans traitement, au bout de quelques semaines. Mais attention : le patient est toujours porteur de la maladie. Il doit donc continuer à se protéger et à protéger ses partenaires sexuels.

Stade secondaire : simultanément aux chancres ou des années plus tard

Non traitée, la maladie continue de se développer. Ainsi, de nouveaux symptômes apparaissent :

  • Fièvre, fatigue, maux de tête ;
  • Possibles douleurs musculaires et articulaires ;
  • Perte de cheveux (alopécie) ;
  • Rougeurs et éruptions cutanées (muqueuses, peau, paumes de mains, plante des pieds) ;
  • Inflammation des ganglions.

Les symptômes peuvent disparaître et réapparaître par intermittence durant plusieurs années, si aucune prise en charge n’est effectuée.

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Stade tertiaire : il peut se déclencher jusqu’à 30 ans après l’infection

Sans traitement, les patients souffrant d’une syphilis encourent de graves conséquences. Ainsi, dans certains cas, les symptômes du stade tertiaire peuvent entraîner la mort.

  • Syphilis cardiovasculaire : impact sur le système cardiaque et vasculaire (inflammation de l’aorte, anévrisme ou sténose aortique, etc.) ;
  • Syphilis neurologique (méningite, surdité, troubles visuels, céphalées, vertiges, modification de la personnalité, démence, accident vasculaire cérébral, etc.) ;
  • Syphilis congénitale : la bactérie responsable de la syphilis (tréponème pâle) est transmise de la mère à l’enfant. Cette infection conduira un avortement spontané ou à un décès néonatal dans les quatre premiers mois.

On peut prévenir et dépister la syphilis

Prévenir la syphilis peut se faire par des moyens différents :

  • Par l’utilisation adéquate de préservatifs pour les rapports sexuels oraux, anaux ou vaginaux ;
  • En évitant tout contact avec les peaux lésées ;
  • En se faisant dépister régulièrement ;

En effet, le dépistage par test sanguin est impératif, puisqu’il permet de déterminer si un patient est infecté. Ce test doit être effectué, suite, notamment, à des rapports sexuels à risques ou avec plusieurs personnes.
Les femmes enceintes doivent se faire dépister pour éviter le risque de syphilis congénitale.

En cas d’infection, le patient doit alors contacter tous ses anciens afin :

  • D’identifier la source probable de la contamination et de la prévenir ;
  • D’informer les autres partenaires de la nécessité d’un test de dépistage.

Quel traitement existe ?

La syphilis est traitée par injection d’antibiotique : la pénicilline. Après le traitement, de nouveaux tests sont administrés afin de vérifier l’élimination de la bactérie.

Même si des solutions naturelles existent pour booster l’organisme ou le système immunitaire actuellement, aucune alternative n’est plus efficace que le traitement antibiotique. La pathologie véhiculée par le tréponème est beaucoup trop contagieuse pour risquer une contamination.

Source : STOP aux IST

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