in

10 maladies qui peuvent tuer en moins de 24 heures

© iStock

Il existe des milliers de maladies mais certaines sont très dangereuses et mieux vaut les connaître, car elles peuvent tuer en moins de 24 heures ! En cas d’infection par l’une d’elles, il faut réagir en urgence. Voici ces 10 maladies, apprenez à reconnaître leurs symptômes pour savoir comment réagir si nécessaire.

1) L’infarctus du myocarde

L’infarctus peut entraîner un arrêt cardiaque s’il n’est pas pris en charge à temps. En cas d’infarctus, un caillot de sang bouche une artère du cœur et le myocarde, le muscle cardiaque, ne reçoit plus de sang et manque d’oxygène, ce qui provoque généralement une nécrose.

Les symptômes d’un infarctus du myocarde peuvent être nombreux. Ils se manifestent par exemple par une oppression au milieu du thorax, avec une douleur qui irradie dans le cou, le bras gauche, le poignet voire les doigts. D’autres symptômes (fatigue, pâleur, troubles digestifs, essoufflement,…) peuvent donner l’alerte. Appelez les urgences, le 15, immédiatement en cas de doute car le risque de mort par arrêt cardiaque peut être important.

2) L’accident vasculaire cérébral, ou AVC

Dans la plupart des cas, l’AVC est causé par la rupture d’un vaisseau sanguin, ce qui provoque une hémorragie cérébrale. L’AVC est dit ischémique lorsqu’un vaisseau obstrué gêne la circulation sanguine, entraînant la mort de cellules nerveuses dans le cerveau : il s’agit alors de thrombose cérébrale ou d’embolie cérébrale.

Comme pour l’infarctus du myocarde, le cholestérol, le diabète, le tabagisme, l’obésité ou les antécédents familiaux représentent les facteurs de risque principaux de l’AVC.

Les symptômes d’un AVC se manifestent souvent par un mal de tête intense, des troubles digestifs ou de l’équilibre. Parfois, une paralysie des membres d’un seul côté (hémiplégie) et des difficultés à parler peuvent survenir. Contactez les urgences si vous constatez l’un ou plusieurs de ces symptômes, idéalement moins de 3 heures après l’accident afin d’augmenter les chances de récupération. Sans intervention, l’AVC peut être mortelle. 150.000 personnes décèdent chaque année en France à cause d’un AVC.

Lire aussi : Accident vasculaire cérébral : causes, symptômes et traitement

3) L’embolie pulmonaire

Dans l’hypothèse d’une embolie pulmonaire, l’artère pulmonaire se bouche partiellement ou totalement, généralement à cause d’un caillot sanguin, ce qui provoque des troubles respiratoires. Le risque d’arrêt cardiaque est important si l’embolie pulmonaire n’est prise en charge à temps, dans l’heure suivant les premiers symptômes.

Dans 50% des cas, cette embolie est précédée d’une phlébite, un caillot qui se forme dans la veine du mollet puis remonte progressivement vers les poumons en suivant le flux sanguin.
Les autres symptômes de l’embolie peuvent également se manifester par un essoufflement et des difficultés respiratoires, une tachycardie, des douleurs thoraciques, la toux, une syncope, une chute de tension importante. Le risque d’arrêt cardiaque est important, ce pourquoi il faut contacter les urgences (15) en cas de doute sur la gravité de la situation.

Chaque année en France, 100.000 personnes sont victimes d’embolie pulmonaire et 10.000 à 20.000 en décèdent.

4) La pancréatite aiguë

La pancréatite aiguë est une inflammation du pancréas pouvant provoquer sa nécrose, c’es-à-dire, sa mort. Ses symptômes se manifestent souvent par des douleurs abdominales pouvant irradier dans le dos, des troubles digestifs, la fatigue, la sueur, ou des difficultés respiratoires.

L’alcool, même consommé occasionnellement en grande quantité, et les calculs biliaires sont les principaux facteurs de risque de la pancréatite aiguë.

5) La méningite

Il s’agit d’une infection des méninges, qui enveloppent les neurones du système nerveux central. Cette maladie touche principalement les enfants. La méningite se manifeste par d’intenses maux de tête associés à des douleurs oculaires provoquées par la lumière, une nuque raide, parfois de la fièvre et des nausées. Consultez immédiatement les urgences si vous remarquez ces symptômes. Un bilan sanguin et une ponction lombaire détermineront l’origine de l’infection. Si elle est bactérienne, un traitement antibiotique sera prescrit.

Depuis 2010, le vaccin contre le méningocoque C est recommandé chez tous les nourrissons à l’âge de 12 mois. Les vaccins contre les méningocoques des groupes A, C, W et Y sont recommandés ou obligatoires dans certaines conditions, par exemple, si vous voyagez dans une zone à risque. Le vaccin contre le méningocoque B est également recommandé en France en cas d’exposition à des facteurs de risque.

Lire aussi : Méningite : causes, symptômes et risques mortels

mal à la tête maux
© Siphotography / iStock

6) Le choc anaphylactique

Le choc anaphylactique est une forte réaction allergique causée par une piqûre de guêpe, d’abeille ou de frelon, un médicament, ou un aliment. Les symptômes de ce choc se manifestent brutalement 5 à 20 minutes après le contact avec l’allergène par :

  • des démangeaisons et de l’urticaire,
  • le gonflement du visage et des membres, provoquant un œdème de Quincke,
  • une rhinite, une conjonctivite ou des troubles digestifs.

Si l’œdème n’est pas pris en charge à temps, les bronches peuvent être comprimées et la personne souffrante peut être victime d’une chute de tension et d’une syncope suivies d’un arrêt cardiaque.

7) La septicémie

La septicémie est une infection du sang. Elles est provoquée par une bactérie qui a infecté d’autres organes comme la peau, les bronches ou les dents, par exemple. Si l’infection n’a pas été traitée, la bactérie se répand dans le sang et risque d’infecter les organes du corps. Les personnes immunodéprimées telles que les personnes souffrant d’un cancer ou du Sida ont plus de risques d’être touchées. Mais d’autres causent peuvent être à l’origine de la septicémie comme une infection nosocomiale ou digestive, ou chez les toxicomanes, l’usage d’une seringue usagée.

Les symptômes de la septicémie se manifestent par une fatigue intense, des courbatures, des maux de tête, ou encore par une tachycardie et des difficultés respiratoires.

Si elle n’est pas prise en charge à temps, en moins de 24 heures, la septicémie peut entraîner un choc septique, une syncope et provoquer un arrêt cardiaque.

8) L’hépatite fulminante

L’hépatite fulminante est une inflammation du foie qui peut être mortelle, en entraînant une nécrose de l’organe en seulement quelques heures. Les virus de l’hépatite A et B, ou encore l’herpès, le zona et certains champignons peuvent être à l’origine de l’hépatite fulminante.

Cette maladie se traduit par une fatigue intense, un teint jaunâtre, une perte de poids et des douleurs abdominales. Elle doit être prise en charge par les urgences dès l’apparition des premiers symptômes car l’état du patient peut évoluer rapidement vers un coma. La rémission spontanée est rare, généralement, la seule solution est la transplantation (greffe de foie).

9) La fasciite nécrosante

La fasciite nécrosante est une inflammation du fascia, le tissu qui enveloppe les organes, elle est causée par une infection comme un streptocoque. La fasciite nécrosante, aussi appelée maladie dévoreuse de chair, se manifeste par une forte fièvre, des douleurs, une peau qui rougit et par un œdème. La peau se nécrose et devient violacée. Consultez rapidement les urgences car la maladie peut provoquer un choc septique et le décès en moins d’une journée.

10) La peste bubonique

Même si cette maladie sévit principalement à l’étranger, la peste bubonique est grave et potentiellement mortelle. Présente dans plusieurs pays d’Amérique latine, d’Asie et d’Afrique, la peste est transmise par un rongeur (rat, écureuil, marmotte…) porteur d’un bacille, puis par les puces des animaux ou par voie aérienne, touchant alors la sphère pulmonaire de la personne infectée.

Les symptômes de la peste se manifestent par une forte fièvre associée à des épisodes de délires et d’hallucinations, ou encore par des troubles digestifs.

Le bacille se situe généralement dans un ganglion lymphatique, souvent au niveau de l’aine ou dans le creux de l’aisselle. Inflammatoire et hypertrophié, il est appelé “bubon”.

Si le malade n’est pas traitée en moins de 24 heures par des antibiotiques, la personne infectée risque de mourir par septicémie.

Source

Articles liés :

Maladies cardiovasculaires : la détresse psychologique en cause

AVC : les 6 signes à reconnaître et comment réagir

S’injecter du Synthol dans les bras pour gonfler ses muscles : attention danger !